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En Australie, plus de 70% des hommes en surpoids ou obèses

franckprovost

Le rapport biannuel de l’Australian Institute of Health and Welfare vient de paraître et les nouvelles sont pour le moins mitigées. Si l’Australie se situe dans le premier tiers des pays de l’OCDE où l’espérance de vie est la plus longue, elle consolide sa place dans le classement des nations les plus touchées par l’obésité.

71 % des hommes sont en surpoids ou obèses.

56% des femmes et 28% des enfants sont dans la même situation.

5ème du classement de l’OCDE 

28% de la population obèse, voilà qui plaçait déjà l’Australie en 5ème position dans cette catégorie, devant le Royaume-Uni, le Canada et l’Irlande, mais derrière la Nouvelle-Zélande, le Mexique ou les Etats-Unis qui en comptait 32,8% l’année dernière. La France, elle, selon le rapport de l’OCDE 2017, était en 26ème position avec 15,3% d’obèses, le Japon clôturant le classement (3,7%).

Cette situation sanitaire, qui s’est dégradée, est d’autant plus préoccupante que l’obésité est liée à vingt-deux maladies, dont onze types de cancer (œsophage, colon, rectum, pancréas, reins…), des problèmes cardiaques, rhumatologiques, veineux, hormonaux ou respiratoires… Si rien n’est fait, elle pourrait coûter jusqu’à 87,7 milliards de dollars à l’Australie sur 10 ans, note l’Australian Institute of Health and Welfare.

Un désastre au ralenti

L’Obesity Policy Coalition évoque un « désastre au ralenti »… Dans The Sydney Morning Herald, Jane Martin, sa directrice exécutive, s’est dit frustrée par le manque de réaction politique pour s’attaquer au problème. Elle pointe le sucre caché et demande un meilleur étiquetage.

Alan, habitant de Melbourne, a perdu 90 kg. Il a été soutenu dans sa perte de poids par un groupe anonyme. Il explique que les produits allégés s’adressent davantage aux femmes… d’où la difficulté à se sentir concerné. Il a toujours fait du sport, mais mangeait « les mauvais produits » : simples à préparer, et bon marché. Le Dr Joe Proietto, lui, plaide pour un meilleur accompagnement médical de ceux qui ont des prédispositions génétiques.

Dans un rapport récent coordonné par Deakin University pour combattre l’obésité, plusieurs mesures étaient déjà recommandées : taxer davantage les produits sucrés, limiter la publicité pour la « junk food » à la télévision ou à la radio, changer le système de notation à étoiles (health star rating) ou interdire le sponsoring du sport par les marques les moins équilibrées.

Divergences sur les causes et remèdes

Mais les divergences des voix institutionnelles et médicales sur les causes et les remèdes à appliquer ainsi que le lobby des grandes marques alimentaires concernées empêchent le sujet d’être, pour l’heure, au cœur de l’action politique.

Il est pourtant possible d’inverser la tendance. Les Pays-Bas en sont un bel exemple. Pour ce pays, l’OMS prévoit 8% d’obèses en 2030 contre 10% en 2010, soit une baisse de 20%.

Les autres informations du rapport 

En Australie, les principales causes de décès sont les maladies cardiaques, la démence et Alzheimer (pour les femmes). Chez les plus jeunes jusqu’à 44 ans, ce sont les drames (accident ou suicide) qui sont les plus mortels. En revanche, le nombre d’AVC a diminué, les jeunes consomment moins tôt de l’alcool et ils prendraient moins de drogue. Enfin, l’espérance de vie est excellente : une fille née l’année dernière peut espérer atteindre 84,6 ans, 80,4 ans pour un garçon.

 

Sources : smh, aihw, oecd, abc, the conversation.

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franckprovost
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