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Etats-Unis: Donald Trump se prépare à prendre les rênes de l'Amérique

Washington (AFP) – Donald John Trump est arrivé jeudi à Washington où il marchera dans les pas de ses prédécesseurs lors de ce rituel de la démocratie américaine, qui culminera vendredi avec sa prestation de serment comme 45e président des Etats-Unis.

Le milliardaire républicain aux 20 millions d’abonnés sur Twitter a atterri peu après midi sur la base militaire d’Andrews en provenance de New York, à bord d’un avion de la flotte présidentielle, suivi en direct par les chaînes de télévision.

“Je n’ai aucun doute qu’ensemble, nous rendrons sa grandeur à l’Amérique!” a-t-il lancé avant ce périple historique sur Twitter, écrivant son slogan en lettres capitales.

Le magnat de l’immobilier déjeunera avec des responsables du Congrès et de son administration à l’hôtel Trump de la capitale, puis ira déposer une gerbe à 20H30 GMT au cimetière militaire d’Arlington.Il s’exprimera ensuite au Lincoln Memorial, où un concert-meeting est organisé, ainsi qu’un feu d’artifice en soirée.

Alors qu’en 2009 Beyoncé, Bruce Springsteen, Shakira, Stevie Wonder, U2 et de nombreux autres artistes avaient chanté pour Barack Obama, le casting est cette fois moins flamboyant, bien que la star de country Toby Keith et l’acteur Jon Voight soient au programme.

A la première série de concerts jeudi matin, principalement des orchestres d’écoles ou de pompiers, quelques centaines de personnes à peine avaient fait le déplacement.

– Discours ‘philosophique’ –

Sa prestation de serment, en plein air au Capitole vendredi à midi (17H00 GMT), date et heure fixées par la Constitution, sera retransmise sur les écrans de toute la planète.Des averses sont attendues.

Il lui reste encore à terminer le discours d’investiture qu’il prononcera immédiatement après.En décembre, il avait confié vouloir s’inspirer de John F. Kennedy et de Ronald Reagan.

“Ce sera une présentation très personnelle et sincère de sa vision du pays”, a déclaré son porte-parole Sean Spicer lors d’une conférence de presse à Washington.”Ce ne sera pas un programme détaillé, plutôt un document philosophique, sa vision de l’avenir du pays, du rôle du gouvernement et du rôle des citoyens”.

Durée prévue: une vingtaine de minutes, selon lui, soit comme Barack Obama en 2009.

Des centaines de milliers de citoyens, partisans et manifestants contestataires, ont commencé à converger dans la capitale pour cet événement auquel de nombreuses personnalités et VIP participeront, notamment son adversaire malheureuse, Hillary Clinton, et trois anciens présidents.

dynamiter Pour les commandants en chef des Etats-Unis, l’arrivée à Washington et les premiers jours du mandat constituent les premières pages du récit national qu’ils entendent écrire.

Donald Trump, 70 ans, sans expérience politique ni militaire, a d’une certaine façon été élu pour ses mauvaises manières: ses électeurs issus des classes populaires l’envoient dans le marigot fédéral afin de tourner la page de l’ère Obama et de dynamiter le statu quo politique.Le magnat a fait le serment de s’exécuter, très vite.

Après avoir raccompagné Barack Obama, le républicain devrait signer quatre ou cinq décrets dès vendredi, puis une flopée d’autres plus importants à partir de lundi pour démanteler tout ce qui peut l’être sans attendre le Congrès: immigration, environnement, énergie, code du travail…

– Continuité antiterroriste –

Parallèlement, la résistance au nouveau pouvoir s’organise.

Le tiers des élus démocrates de la Chambre des représentants boycottera la cérémonie de vendredi.Et au Sénat, les démocrates mettent des bâtons dans les roues des futurs ministres de Donald Trump, dont seulement une poignée pourrait recevoir un vote de confirmation dès vendredi.

Le successeur de Barack Obama a pris du retard dans la composition de son administration.Il n’a nommé que jeudi le dernier des 15 membres de son “cabinet” – l’ancien gouverneur de Géorgie Sonny Perdue à l’Agriculture – et de nombreux postes restent vacants dans les ministères.

Mais pour assurer la continuité, l’émissaire du président Obama auprès de la coalition internationale de lutte contre le groupe Etat islamique, Brett McGurk, va rester au gouvernement, a annoncé le porte-parole de Donald Trump.

Plus de 50 autres responsables gouvernementaux à divers échelons ont également été priés de rester, notamment à la Défense ou dans le domaine de la lutte antiterroriste.


Source: AFP
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