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« Finding Space », bien plus qu’une exposition photographique

À une époque d’isolement imposé, « Finding Space » est une collection de moments paisibles décrivant la solitude comme une bénédiction et non une malédiction. Une invitation à s’interroger sur notre rapport à nous-même en l’absence des autres, à redécouvrir à la fois notre espace mental et physique. Se déconnecter momentanément pour se retrouver avec nous-même, et avec l’océan.

C’est de cette manière que Toby Lord décrit cette exposition qui animera les locaux de Bausele House durant tout le mois de juin. Nous avons rencontré l’artiste lors du vernissage qui regroupait une centaine de personnes jeudi dernier.

‘Bower Fishtail’

Toby, vous êtes photographe amateur, pourquoi cette première exposition ?
J’ai toujours aimé prendre des photos. Au travers de ce projet, j’ai un message à faire passer. Depuis 18 mois, avec la covid-19 et toutes ses contraintes d’isolement, cela a exacerbé un problème qui était déjà là dans notre société. Je trouve que les médias associent trop souvent l’isolement à quelque chose de négatif.

Moi, j’aime passer du temps tout seul que ce soit dans la montagne sur mon vélo, dans la mer avec un surf ou nager. Je voudrais essayer de mettre en valeur l’aspect positif du temps passé seul dans les grands espaces. En Australie, la nature c’est devenu un échappatoire, un refuge pendant l’isolement. C’est une solitude très différente, une source de beaucoup de plaisir et force pour moi.

« il n’y a pas de solitude dans la nature, on est avec soi-même, ultra-présent. »

Vous prôner en quelque sorte la nécessité de prendre le temps d’être avec soi, de mieux profiter de ce qui nous entoure au quotidien ?
C’est exactement cela et c’est en effet pour cela que l’exposition se nomme « Finding Space ». Cela signifie trouver l’espace aussi bien mental que physique. Dans la société actuelle, je pense qu’il est nécessaire de sortir de ses idées, de se défouler émotionnellement et mentalement aussi dans la nature. En fait, il n’y a pas de solitude dans la nature, on est avec soi-même, ultra-présent.

L’artiste en plein travail sur son oeuvre ‘La Bicyclette’

Est-ce qu’il y a un style Toby que l’on perçoit dans vos photos ?
Je suis un peu tombé dedans : la photo, j’adore, la mer, j’adore et le calme, j’adore. Je me trouve naturellement à l’intersection de ses trois piliers qui font partie de ma vie. C’est donc naturellement que je me suis retrouvé à faire des photos dans l’eau, de gens qui s’éclatent tout seul, a l’aube.

Le plus beau compliment que l’on puisse me faire sur mon travail, c ‘est que cela nous apaise. Ce calme est en quelques sortes une réflexion de ma personnalité et ralentir un peu, c’est quelque chose que l’on oublie trop souvent ces temps-ci…

« Rassembler des gens autour d’émotions et d’idées positives est un privilège aujourd’hui »

D’ailleurs, chaque photo dispose d’un petit descriptif contextuel parfois assez philosophique.
J’étais assez partagé sur la manière de procéder. D’un côté, on doit laisser les visiteurs s’approprier la photo et permettre à leur imagination prendre le dessus, mais d’un autre côté, je trouvais intéressant de savoir pourquoi cette photo est là et savoir ce qu’elle représente pour moi. De partager une émotion à travers la photo, c’est aussi ce qui compte beaucoup pour moi.

De nombreux visiteurs étaient présents à l’occasion du vernissage de l’exposition

Vous n’êtes pas photographe professionnel, c’est aujourd’hui une passion. Est-ce que cette exposition pourrait être un tournant et vous donner l’envie de devenir photographe professionnel ?
Rassembler des gens autour d’émotions et d’idées positives est un privilège aujourd’hui et je pense que le monde a soif de ce genre de connections alors qu’on s’extirpe doucement du Covid.

J’aime toujours mon métier de consultant en marque même si je fais une pause depuis 3 mois pour réaliser certains projets créatifs comme celui-ci, ralentir un peu la cadence et prendre soin de moi et ma famille aussi un peu.

En faire mon métier ? Je ne dis pas non mais c’est ma première exposition. Je ne sais pas si cela va marcher et je découvre les enjeux financiers de ce genre d’activité. J’ai commencé à faire ces photos car j’aime ça et j’y crois. Je n’arrêterai jamais. C’est mon équilibre et j’aime partager cela. Maintenant, si le publique s’y retrouvent aussi alors…

Tobias Lord (à droite) en compagnie de Christophe Hoppé, Founder de Bausele où se déroule actuellement l’exposition.

Cette activité photographique vous a aussi permis de rencontrer des personnes formidables. Vous n’exposez d’ailleurs pas à Bausele House par hasard ?
En effet, c’est encore une histoire de cœur. Christophe est de mes grands amis qui m’a tout de suite encouragé et a apporté son aide en me proposant d’exposer dans son magasin. C’est un cadre fantastique au sein du célèbre quartier des Rocks de Sydney. Pour ma première, c’est un peu inespéré…

En fait, cette exposition est une succession de « cadeaux », de portes qui s’ouvrent, d’anges gardiens. Je tiens à remercier les nombreuses personnes qui m’ont aidé que ce soit en me proposant une salle, me prêtant du matériel, du catering ou simplement du temps, des conseils. Je suis presque un peu honteux de la chance qui m’est donnée.

Les pièces de la collection sont à tirage très limité. Pourquoi ?
Une partie de moi voudrais partager mon message avec le plus grand nombre de gens, mais je sais que beaucoup de gens veulent des pièces uniques chez eux. Il n’y aura donc que 10 exemplaires signés de par le monde pour chaque photo. Si l’on épuise les stocks, je n’aurais qu’à retourner à l’eau pour en faire d’autres !

Vous avez aussi décidé de donner aux autres, la moitié des profits réalisés sur les ventes de vos œuvres seront versés à différentes organisations caritatives ?
Avec tout l’amour et le soutien que je reçois autour de ce projet, cela me semble normal de renvoyer la balle. Ce ne sont pas les belles causes qui manquent aujourd’hui. La mer, les enfants, les sinistres des derniers feux, l’équilibre mental, et même d’autres artistes qui méritent un coup de main. J’ai une longue liste d’organisations qui partagerons le soutien que je reçois, oui.

 

Vous l’aurez compris, nous on a adoré cette exposition et on ne peut que vous conseiller vivement de la visiter. Histoire de se ressourcer seul ou avec des amis !

“Finding Space” – Bausele House au Rocks – Sydney – Du 3 au 28 Juin 2021.

Pour ceux qui n’ont pas la chance de s’y rendre en personne, le site internet vous permettra d’accéder a la collection, et les lecteurs du Courrier Australien bénéficieront d’une offre exceptionnelle de 20% de réduction (avec le code LCA20) jusqu’au 20 Juin sur toutes les images de la collection, jusqu’à rupture des stocks.

https://tobylordphotography.com/

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