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Franck Provost en Australie: l'histoire d'une success story

Jean-François Carré, Franck Provost Australia – Master Franchise, nous explique pourquoi et comment il a lancé une franchise Down Under. Quels sont ses conseils et les pièges à éviter?

Qu’est-ce qui vous a amené à lancer une franchise internationale en Australie?
A la base, c’est un projet de vie personnel. Stéphane et moi, avions tout simplement envie de vivre à Sydney mais sans réel projet professionnel en tête. Nous souhaitions surfer sur le nom France qui véhicule des valeurs autour du luxe, de la mode, de la beauté, de la gastronomie et nous-mêmes passionnés par la mode, la décoration, la coiffure,… cela limitait les domaines. La solution de la franchise avait, selon nous, l’avantage de limiter les risques et d’aussi nous apporter un grand nom.

Jean-François et Stéphane lors de la remise du Business Award 2014 de la Facci

Jean-François et Stéphane lors de la remise du Business Award 2014 de la Facci

 

Un salon de coiffure pouvait vraiment nous convenir car la sœur de Stéphane, elle même coiffeuse, nous avait signifié qu’il y avait une place sur le marché à occuper. Il n’y avait pas vraiment de grandes marques de salon de coiffure en Australie, il s’agissait surtout d’indépendants.

Pourquoi Franck Provost?
Pour comprendre notre choix, il faut connaitre l’histoire de Franck Provost. Au début, Franck Provost était un apprenti coiffeur autodidacte qui a décidé de lancer son propre salon en 1975. C est vraiment quelqu’un qui a l’esprit d’entreprenariat et il s’est développé rapidement. Coiffeur de l’année en 1976, Champion du monde de la coiffure en 1977, il a saisi des opportunités incroyables comme être le premier coiffeur indépendant pour les plateaux TV. Petit à petit, il est devenu le coiffeur des stars ! Son nom est devenu synonyme de glamour et luxe accessible.

Cette brève histoire pour vous faire comprendre que Franck est quelqu’un qui sent le business et qui a développé une marque, un style avec plus de 600 salons dans 30 pays !

C’est donc une marque qui s’exporte bien et cette image de glamour français accessible pour tous correspond vraiment aux exigences des Australiens.

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Le nouveau salon de Miranda

Vous aviez l’idée, le nom de la franchise, il fallait donc entrer en contact avec Franck Provost et ensuite le convaincre. Cela ne devait pas être simple ?
Nous avons préparé un solide dossier avant de nous lancer dans l’aventure. La vie est souvent faite d’opportunités et de rencontres. Nous avons été au salon de la franchise et avons eu l’opportunité de rencontrer le lendemain Franck Provost, qui à la base n’avait pas encore dans l’idée de lancer une franchise en Australie. Nous avons tout de suite eu un très bon feeling.

Justement, comment prépare-t-on un dossier de ce genre ? Quelles sont les démarches à effectuer avant de lancer un business?
La première chose à faire c’est d’effectuer une étude de marché. Aujourd’hui, des sociétés comme Ibis World vous offre (pour quelques centaines de dollars) un service irréprochable avec tous les renseignements nécessaires pour alimenter votre réflexion et prendre une décision moins risquée ou aléatoire.

En gros, cette enquête nous démontrait que le marché australien de la coiffure était très fragmenté et manquait de consolidation. Il y avait donc une réelle opportunité pour l’arrivée d’une franchise internationale. Ensuite, il faut être fort mentalement car au début il y a des hauts et des bas et parfois des périodes de doute.

Pour beaucoup, l’Australie est un eldorado, est-ce toujours le cas aujourd’hui?
Je suis content que vous me posiez cette question car il y a toujours cette image qui circule partout dans le monde. Je tiens toutefois à préciser les choses. En effet, les Australiens sont très forts pour se vendre. Ils appliquent un marketing efficace pour vanter le pays et donner cette image de paradis sur terre où il suffit d’apparaître pour réussir.

Certes, le pays est magnifique mais le tableau est un moins luisant et beaucoup de Français qui ont tenté l’aventure australienne se sont “crashés” en beauté.

Un selfie avec Louise Bourgoin lorsqu'elle a été coiffée dans un salon Franck Provost à Sydney

Un selfie avec Louise Bourgoin lorsqu’elle a été coiffée dans un salon Franck Provost à Sydney

D’une part, si vous regardez les données macroéconomiques du pays, la croissance est continue. Par contre, les statistiques spécifiques par Etats sont relativement plates. L’industrie minière est le véritable moteur de l’économie australienne et aujourd’hui, il est au ralenti…

Cette situation a évidemment des répercussions sur la population locale. Les Australiens sont d’ailleurs très sensibles aux effets d’annonce. Dès qu’un media publie des perspectives économiques pessimistes, les citoyens réagissent immédiatement en se serrant la ceinture. C’est cela aussi la réalité du commerce Down Under.

D’autre part, les Australiens ne vous attendent pas ! C’est un public averti, qui voyage beaucoup et qui veut le meilleur de ce qui se fait dans le monde. Je m’explique: si une enseigne étrangère débarque ici, elle se doit de fournir la même qualité que dans les grandes capitales sinon ils vous attendent au tournant !

Vous avez des conseils pour éviter les pièges?
Comme je vous le disais, ce n’est pas un marché facile. Il faut être le garant du savoir-faire de notre pays d’origine tout en l’adaptant aux spécificités du public australien. Franck Provost, par exemple, l’a très bien compris.

L’esprit Franck Provost est unique car il ne veut pas imposer une coiffure au client mais il est plutôt à l’écoute du client. C’est ce qui fait sa réussite, il va adapter ses gammes, ses couleurs,… aux normes du pays. Il faut tester le marché.

Par exemple, un blond doré très apprécié en France sera immédiatement rejeté par les Australiennes qui souhaitent un blond plus froid, plus platine. Il faut s’ajuster tout en conservant sa propre expertise. Essayer d’éduquer le marché est à mon avis assez “casse gueule” ici.

Nous avons aussi adapté les services offerts dans les salons français. En France, on se fait coiffer chez Franck Provost sans rendez-vous. En Australie, c’est impossible. Pour eux, un service haut de gamme exige un rendez-vous. On a donc communiqué différemment en annonçant « no appointment needed ». Il y a aussi trois niveaux de séniorité à des tarifs différents : Stylist (5-6 ans d’expérience), Senior Stylist (entre 6 et 12 ans) et enfin Master Stylist (plus de 12 ans). C’est unique au marché australien.

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Jean-Francois Carré lors d’un shooting promo

Vous avez à présent de nombreuses franchises en Australie, quelles sont vos ambitions?
Aujourd’hui, il y a dix franchises Franck Provost en Australie. Nous venons d’ouvrir la neuvième sur Sydney au Macquarie Centre en face d’H&M et la première sur Melbourne. Nous souhaitons nous imposer comme la marque Numéro 1 du haut de gamme. D’ici trois à cinq ans, l’objectif est d’être présent dans toutes les grandes villes du pays et donc de proposer une cinquantaine de franchises.

C’est impressionnant ! L’Australie n’est peut-être plus l’Eldorado annoncé mais cela semble rester une terre d’opportunité ?
Indéniablement ! Mais vous savez, on a rien sans rien surtout en Australie. Il faut travailler très dur pour s’imposer. C’est un pays qui fonctionne au mérite. Il faut respecter les étapes et foncer.

Rien n’est impossible ici. C’est un pays qui vous donne tout ! Ce qui prend dix ans en France est réalisable en quatre-cinq ans ici. Aussi bien en terme de développement de business que dans l’octroi du visa ou de la nationalité. C’est un pays fantastique.

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