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Guerre au plastique : manger son plat et son assiette c’est possible !

Dans l’usine Biotrem de Zambrow, dans le nord-est de la Pologne, Jerzy Wysocki a inventé des assiettes complètement comestibles. Son objectif : faire la guerre au plastique. L’Australie, qui est l’un des gros consommateurs de plastique par habitant est extrêmement intéressé par cette initiative. 

Un goût étrange mais une biodégradabilité à toutes épreuves 

Il faut le dire tout de suite : les enfants ne se jetteront pas dessus après le repas. Son goût, bizarre, se situe en effet entre du carton et une barre de céréale ultra-protéinée.

Mais tant pis pour le goût, l’important c’est sa biodégradabilité. Une avantage de taille depuis qu’une récente directive européenne, interdisant les assiettes et couverts en plastique d’ici à 2021, a été mise en place.

Et de toute manière, les clients ne sont pas obligé de manger l’assiette : dans des conditions climatiques favorables, avec un peu d’humidité, les produits en son de blé se dégradent en un mois, voire en deux semaines, s’il y a de la pluie.

Un marché en croissance 

Pour la production de ces assiettes, nous utilisons uniquement du son de blé que nous compressons à une pression et une température précises, à l’aide d’une machine spécialement conçue à cet effet“, explique Jerzy Wysocki.

Certes, les assiettes en son de blé sont nettement plus chères que les assiettes en plastique (environ 15 centimes d’euro la pièce en Pologne, 20% de plus à l’export), reconnaît la présidente de Biotrem Malgorzata Then mais l’entreprise s’adresse à un marché en pleine croissance.

Au départ, l’entreprise visait des clients écologiquement motivés, des restaurants ou des hôtels qui voulaient proposer à leur clientèle quelque chose d’original.

Maintenant, avec les mesures prises par l’UE, même les clients qui ignoraient l’écologie sont obligés de s’intéresser aux produits biodégradables” estime Malgorzata Then.

Ses assiettes sont distribuées en Europe, mais aussi en Asie, en Amérique du Nord et même en Australie. Dans une récente sortie médiatique, même Scott Morisson, le Premier ministre australien connut pour son soutien à l’industrie minière, est enthousiaste : ”des assiettes bio-dégradables ? Pourquoi pas !” s’est-il emporter.

À  terme, les volumes en croissance devraient faire baisser les prix. Et la même technologie devrait permettre de fabriquer des assiettes à base de maïs, d’orge, d’avoine, de manioc et même d’algues et ainsi régionaliser la production.

Selon Robert Bajko, courtier chargé des innovations à l’Ecole polytechnique, cette invention ne nécessite pas de technologie complexe ou de grands investissements. N’importe quel entrepreneur fabriquant des produits en plastique peut se reconvertir et se lancer “du jour au lendemain” dans ce genre de business assure-t-il.

Source : AFP


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