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Israël: détention prolongée pour une suspecte de crimes sexuels en Australie

franckprovost

Un tribunal de Jérusalem a décidé lundi de maintenir en détention et de refuser le placement en résidence surveillée d’une Israélienne ultra-orthodoxe accusée d’avoir abusé sexuellement des écolières placées sous sa responsabilité en Australie.

Le juge du tribunal de district, Ram Winograd, a indiqué que Malka Leifer resterait en détention tant que dureraient les débats sur son éventuelle extradition vers l’Australie.

Ses avocats plaidaient qu’en raison de son état mental, son maintien en détention mettait sa vie en danger.

« Elle est sous surveillance médicale en prison et subit toutes les semaines des examens psychiatriques », a dit le juge.

« Il n’y a pas de raison de penser que son maintien en détention mettrait sa vie en danger », a-t-il ajouté.

Malka Leifer, absente à l’audience, est accusée de dizaines d’agressions contre des filles mineures, élèves d’une école juive orthodoxe qu’elle dirigeait et où elle enseignait à Melbourne (sud-est de l’Australie).

L’affaire a eu un retentissement important en Australie et en Israël. L’attention portée au dossier a encore été accrue en Israël par de récentes informations selon lesquelles le vice-ministre de la Santé, Yaakov Litzman, était soupçonné d’avoir usé de son autorité pour empêcher son extradition.

M. Litzman aurait exercé des pressions sur les autorités médicales pour qu’elles déclarent Mme Leifer inapte à être jugée, selon les médias.

M. Litzman et certains de ses collaborateurs ont été interrogés par la police, mais son bureau a nié tout agissement illégal.

Selon les médias australiens, Mme Leifer est suspectée de 74 cas d’abus sexuels sur des enfants, mais son avocat, Tal Gabay, a déclaré lundi au tribunal qu’il n’y avait eu que « trois plaintes ».

La suspecte avait fui avec sa famille l’Australie pour retourner en Israël où elle est née, après le dépôt d’une plainte d’une ancienne élève contre elle il y a dix ans.

Une première procédure d’extradition menée entre 2014 et 2016 avait échoué quand elle avait été hospitalisée dans des établissements psychiatriques et que des experts l’avaient jugée inapte à un procès. Une enquête discrète de la police avait remis en question ces conclusions et elle avait été arrêtée en février 2018.

Dassi Erlich, l’une des accusatrices de Malka Leifer, a confié son « immense soulagement » devant le maintien en détention de celle-ci.

Avant l’audience et depuis l’Australie, elle avait exprimé par téléphone auprès de l’AFP « une immense colère » face à l’intervention présumée du vice-ministre de la Santé.

Les audiences sur l’éventuelle extradition de Malka Leifer doivent reprendre en mars.

Source : AFP

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