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Jacinda Ardern présente un “budget bien-être” pour la Nouvelle-Zélande

 

Contrairement à tous les partis de centre-gauche en Europe, tout semble réussir à la social-démocratie néo-zélandaise et son leader charismatique Jacinda Ardern. La semaine dernière, elle a dévoilé son premier budget “bien-être” soit une hausse de dépense publique pour une meilleur protection des soins en matière de santé mentale, des allocations élargies pour les populations indigènes et des mesures fortes contre la pauvreté des enfants. Des mesures raillées par l’opposition mais qui remportent un large succès dans l’opinion publique. 

Des mesures d’interventionnisme social contre la montée du populisme 

“Nous avons dit que nous voulions être un gouvernement qui fait les choses différemment et, avec ce budget, c’est précisément ce que nous avons fait”, a déclaré la chef du gouvernement travailliste avant de poursuivre : “Nous avons créé les bases non seulement d’un ”budget bien-être” mais aussi d’une approche différente de la prise de décision gouvernementale dans son ensemble”.

L’opposition n’a pas caché son scepticisme. Amy Adams, porte-parole de l’opposition ironise : ”Je n’ai pas la moindre idée de ce que cela signifie et, en dehors de la bureaucratie de Wellington, je ne suis pas sûr que quelqu’un le sache

Balayant ces critiques, la cheffe du gouvernement a défendu un budget qui répond selon elle au programme économique qu’elle s’était engagée à mettre en oeuvre pendant la campagne électorale de 2017.

«Nous mesurons différemment la réussite de notre pays, précise le ministre des Finances, Grant Robertson. Nous ne nous fions pas seulement au produit intérieur brut, mais aussi à la hausse du bien-être de notre peuple, à la protection de l’environnement et au renforcement de nos communautés. Le fossé entre les discours et la réalité, ceux qui ont tout et ceux qui n’ont rien, entre les élites et le peuple, a fait le lit des populistes partout sur la planète.»

Ne pas renier ses valeurs progressistes pour repousser le populisme : voilà un adage qui pourrait résonner aux oreilles des sociaux-démocrates européens en plein crise idéologique.

Une politique de redistribution basée sur une croissance soutenue 

Le gouvernement travailliste prévoit un excédent budgétaire de 3,5 milliards de dollars néo-zélandais (deux milliards d’euros) pour l’exercice en cours (juillet 2018 à juin 2019), qu’il espère voir passer à 6,1 milliards de dollars à l’horizon 2022-23.

Il table sur une croissance économique de 2,7% en moyenne sur la même période. Des indicateurs tels que l’espérance de vie, les niveaux d’éducation, la qualité de l’air et “le sentiment d’appartenance” ont également été pris en compte.

C’est le royaume du Bhoutan qui a évoqué pour la première fois l’idée que le bien-être doit prendre le devant sur la croissance, dans les années 1970, avant de créer en 2008 son indice mondialement connu du Bonheur national brut.

D’autres pays ont mis en avant ce concept mais le gouvernement néo-zélandais affirme que c’est la première fois qu’il est intégré à des arbitrages budgétaires.

Source : AFP


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