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Julie Bishop, la femme de l’année 2014

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Le magazine Harper Bazaar a élu la ministre des affaires étrangères australienne, Julie Bishop, comme la femme de l’année ce mois-ci.

Mais qui est Julie Bishop ? Originaire des environs d’Adelaide, Julie Bishop a grandi dans le milieu agriculteur où ses parents tenaient une ferme de cerises. Après un Bachelor of Law obtenu en 1978 à University of Adelaide, elle devient avocate et gravit les échelon pour devenir associée au sein du cabinet Mangan, Ey & Bishop, puis ensuite chez Clayton Utz en 1985. C’est lors de son passage chez Harvard, dans un programme Senior Managers, qu’elle envisage la carrière politique en 1996. Elle devient membre du parlement en 1998, et rejoint le parti des Libéraux.

Son premier poste de ministre sera en 2003 pour le gouvernement Howard, en tant que Ministre de la Vieillesse. Elle accède en 2013 au poste de Ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Abbott. Elle est d’ailleurs la seule femme du gouvernement! Julie Bishop se fait surtout remarquée avec le tragique événement du MH17 en Ukraine. Sa négociation avec Poutine et sa directe accusation envers le régime russe concernant leur implication avec les séparatistes ont fait d’elle une des figures les plus populaires du parti libéral. Sur cette affaire difficile, elle a su défendre les intérêts des enquêteurs tout en gardant une relation constructive avec le leader russe. Ce dernier a d’ailleurs confirmé son soutien lors du G20 pour continuer les investigations avant que l’hiver ne les rende impossible.

Dame de fer australienne, elle n’a pas hésité à corriger Barack Obama au sujet de la protection de la grande barrière de corail. Celui-ci voulait appuyer sur l’importance de la protection de l’environnement dans cette zone protégée, et il aurait fait comprendre qu’elle disparaitrait dans un prochain futur. Mais Julie Bishop a tenu à donner le ton juste et à représenter la contribution réelle du Queensland, car il est incorrect de laisser sous entendre que l’Australie ne fait aucun effort pour protéger ce trésor national.

Les derniers sondages ont aussi montré qu’elle talonne maintenant de peu le leader Tony Abbott, ainsi que le populaire et charismatique Malcom Turnbull.

Etant une femme, elle se retrouve également régulièrement au milieu des polémiques féministes, auxquelles elle refuse de s’identifier. Elle ne veut pas de se poser comme une victime. Elle décline l’idée qu’elle s’est vu refuser des opportunités car elle est une femme. Au contraire, elle confirme que son parcours politique n’est pas pénalisé par cela, surtout qu’avant elle, d’autres femmes ont ouvert la voie. Certains diront que c’est une réaction hypocrite car être féministe, c’est défendre l’égalité des sexes et il est incorrect d’assumer que Julie Bishop pourrait y être défavorable. Mais pour celle-ci, la question n’a pas lieu d’être car elle n’a pas eu à se battre contre une guerre des sexes. Bien qu’elle soit la seule femme du cabinet, elle affirme qu’elle ne doit sa carrière qu’à ses efforts.

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