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La chaleur affecte la productivité des travailleurs australiens

La baisse de productivité des travailleurs due à la chaleur a coûté à l’Australie quelque 6,2 milliards de dollars (5,6 mds d’euros) en 2013/14, selon une étude publiée lundi, qui souligne que le pire peut être à venir avec le réchauffement planétaire.

Trois quarts des personnes soumises à un questionnaire ont indiqué avoir été affectées par la chaleur sur leur lieu de travail, sur une période de 12 mois, selon cette étude internationale parue dans la revue Nature Climate Change.

Quelque 70% estiment que la chaleur les a rendus moins productifs pendant au moins une journée, et 7% expliquent avoir dû s’absenter au moins un jour, selon cette enquête réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 1.726 travailleurs âgés de 18 à 65 ans.

Les chercheurs ont ainsi estimé le coût annuel de l’absentéisme et de ces performances amoindries à 655 dollars par personne.

“Cela représente un fardeau économique d’environ 6,2 mds de dollars par an,” indique l’équipe. “Soit 0,33 à 0,47% du PIB de l’Australie.”

Cette étude a été réalisée en 2013, année la plus chaude jamais enregistrée dans le pays, et 2014, 3e année la plus chaude.

“Des mesures d’adaptation permettant de réduire les effets de la chaleur doivent être prises, si l’on veut éviter de sérieux impacts économiques liés à cette perte de productivité, et ce si les épisodes de canicule deviennent aussi fréquents qu’on le prévoit”, soulignent les auteurs.

Parmi les effets négatifs de ces températures sur le travail, figurent les difficultés de concentration, de prise de décision, la fatigue.

L’Australie, région comptant déjà parmi les plus chaudes du monde, est particulièrement soumise au risque accru de canicules du fait du réchauffement planétaire.

Le pays est aussi l’un des plus gros émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre par habitant.

Les Etats négocient en vue d’un accord universel destiné à limiter les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement mondial et liées à la combustion d’énergies fossiles. Ils se sont donnés pour objectif de signer en décembre lors d’une conférence à Paris, ce pacte censé prendre effet à compter de 2020.

Sources: AFP

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