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La loi pour supprimer la taxe sur les tampons passe le Sénat

La sénatrice australienne Janet Rice (Greens) s’est empressée de saluer une première victoire. Avec le soutien de plusieurs élus transpartisans, c’est elle qui a porté le projet de loi pour la suppression de la taxe (GST) de 10% appliquée aux produits d’hygiène féminine – tampons et serviettes. Hier lundi 18 juin, le Sénat l’a suivie. Le texte doit désormais être présenté au Parlement, avec cependant peu d’espoir que les choses changent.

Mise en place en 2000, cette taxe, qui tombe aussi sûrement que les règles des femmes, assure aux Etats et territoires une manne financière régulière. Or, cet impôt pèse sur les Australiennes, notamment les plus démunies. En une vie, sa suppression ferait économiser 1000 AU$ à chaque femme, un argument financier qui, malgré tout, serait insuffisant pour faire pencher le vote des députés, certains considérant que d’autres sujets sont plus brûlants.

Pour Miranda Stewart, professeur à Melbourne University Law School, si la question de l’accès à ces produits sanitaires pour les plus pauvres est si cruciale, pourquoi ne pas demander à ce que “les écoles secondaires et centres de santé” en fournissent gratuitement ? D’autres voix suggèrent que l’argent de cette taxe pourraient “revenir” aux femmes par le biais d’aides à la garde des enfants et à l’éducation. En clair, gardons la taxe et trouvons des solutions alternatives.

Les Australiennes, elles, ne l’entendent pas de cette oreille. La pétition en ligne “Stop taxing my period” a été signée par 104 776 personnes à ce jour et ce n’est pas fini. L’association Share the Dignity propose de télécharger une lettre à envoyer à son élu pour faire pression. Le Premier ministre dit qu’on ne fait “pas assez de bruit” sur cette question, faisons du bruit, explique-t-on dans la missive.

En France, il aura fallu attendre 2015 pour que la “taxe rose” passe de 20% à 5,5%.

En Australie, il est intéressant de noter que certains produits comme la crème solaire, les lubrifiants ou le Viagra ne sont soumis à aucune taxe.

Sources : The age et smh

Photo : twitter

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