fbpx
HomeACTULa Papouasie n’accueillera plus les migrants refoulés d’Australie

La Papouasie n’accueillera plus les migrants refoulés d’Australie

This article is also available in: enEnglish

L’accord sur l’accueil de migrants refoulés d’Australie dans un camp de rétention sur une île de Papouasie-Nouvelle-Guinée va être abrogé, ont annoncé mercredi les deux pays.

Depuis 2013, Canberra a relégué les clandestins tentant de gagner ses côtes vers des camps offshore financés sur l’île papouasienne de Manus ou dans le petit Etat de Nauru plus à l’est, en application d’une politique d’immigration condamnée par les organisations de défense des droits de l’homme.Cet “accord régional de réinstallation” prendra fin officiellement le 31 décembre, ont annoncé l’Australie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Dans un communiqué commun, l’Australie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée expliquent atteindre ainsi “un objectif partagé de longue date”.

Cette décision ne met toutefois pas un terme à l’attitude de Canberra vis-à-vis des migrants arrivant par la mer, Nauru s’étant engagé le mois dernier à continuer d’accepter les demandeurs d’asile d’Australie.

Les réfugiés avaient déjà quitté l’île papouasienne de Manus fin 2019, mais, selon la Coalition pour l’action pour les réfugiés, une centaine d’entre eux demeurent dans la capitale du pays, Port Moresby.

“A partir du 1er janvier 2022, le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée va assumer la pleine gestion des services de traitement régionaux en Papouasie-Nouvelle-Guinée et la pleine responsabilité de ceux qui restent”, dit le communiqué.

“La Papouasie-Nouvelle-Guinée fournira une voie de migration permanente pour ceux qui souhaitent rester en Papouasie-Nouvelle-Guinée — y compris l’accès à la citoyenneté, le soutien à long terme, des programmes d’installation et le regroupement familial”.

Ceux qui veulent quitter la Papouasie-Nouvelle-Guinée seront transférés vers Nauru ou réinstallés dans un pays tiers, est-il précisé.

Les défenseurs des réfugiés, les ONG et les Nations unies ont largement condamné la politique australienne  de refoulement, même de ceux qui remplissent les critères du droit d’asile.

This article is also available in: enEnglish

Share With: