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La perte d’identité culturelle : un syndrome récurrent chez les enfants de la “stolen generation”

 

Un jeune garçon aborigène a été retiré à sa famille alors qu’il avait à peine 7 ans. Selon la Commission pour la protection de l’enfance du Territoire du Nord, le jeune garçon, aujourd’hui âgé de 18 ans, est en totale perte d’identité.

 

Le garçon avait été retiré à sa famille par les services sociaux parce que sa mère buvait trop. Son grand-père a tenté de faire renouer son petit-fils avec la langue et la tradition aborigène depuis qu’il est revenu dans sa famille à l’âge de 18 ans.

 

“Quand il est rentré à la maison, il n’avait confiance en personne”, a déclaré son grand-père.

 

Pendant près de 10 ans, l’enfant a vécu sans aucune nouvelle de sa famille, cette dernière ne pouvant même pas lui rendre visite. Aujourd’hui, ils tentent progressivement de le réintroduire à la vie traditionnelle aborigène.

Depuis son retour, ils l’ont emmené pêcher, chercher des huîtres et des tortues, mais le jeune homme s’est montré méfiant. L’adolescent a dû réapprendre à vivre dans le système complexe de la société aborigène, il s’est initié aux cérémonies et aux principes de la communauté.

 

Le grand-père a déclaré que son petit-fils manquait de connaissances culturelles importantes, notamment dans les domaines de la danse, de la peinture, de la fabrication des boomerangs et de lances pour la chasse.

“Ces histoires, ces valeurs et ces compétences doivent être transmises aux générations futures pour préserver la culture aborigène”, a t-il ajouté.

 

La Commission pour la protection de l’enfance a reconnu les droits de la “stolen generation”, ces enfants aborigènes retirés de force à leurs familles. Elle a également reconnu que ces enfants devaient désormais être placés en priorité dans leurs familles d’origine. La Commission admet cependant qu’il est difficile dans certains cas d’identifier les parents des enfants aborigènes.

Parfois même, la Commission ne trouve pas suffisamment de familles où placer les enfants. Elle peine également à recruter du personnel face au nombre très élevé de dossiers et de demandes de la part des familles.

 

Une situation difficile mais qui s’améliore : de nombreux organismes communautaires autochtones se développent pour aider à trouver des familles.

 


source : www.theguardian.com

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