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La société générale se retire du projet de mine de charbon Alpha Coal à proximité de la barrière de corail

Ce vendredi 5 décembre, la Société générale a décidé de se retirer du projet de mine de charbon australien Alpha Coal. Alpha Coal, c’est quoi? Il s’agit de créer dans le Queensland une mine à ciel ouvert s’étendant sur l’équivalent de 64 000 hectares. Trente millions de tonnes de charbon en seraient extraites sur trente ans, pour être envoyées vers les marchés asiatiques.

Une nouvelle voie ferrée de 500 kilomètres de long relierait la mine au nouveau terminal du port d’Abbot Point, qui deviendrait le plus grand port charbonnier au monde grâce au creusement, au travers de la grande barrière de corail, d’une route maritime empruntée par quelque 4 800 navires par an.

Ce projet provoque toujours la colère de l’Unesco. Outre les conséquences sur les ressources locales en eau, les forêts humides aux alentours, les coraux, le bilan carbone de cette installation serait dramatique : 60 millions de tonnes de CO2 émis chaque année, soit l’équivalent de 11 % des actuelles émissions annuelles de l’Australie.

La Société Générale était en charge des études de faisabilité et des recherches de financements du projet. Avec son retrait, il est probable que ce projet de mine soit bloqué pour pas mal d’années, voire définitivement. GV4, la multinationale indienne propriétaire d’Alpha Coal, est surendettée et les autres banques subissent également une pression importante des organisations écologiques.

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Ces derniers mois, la Société générale a été la cible d’actions, de pétitions et d’interpellations de la part d’organisations écologistes, en France comme en Australie. Des organisations, en particulier Attac, Bizi ! et les Amis de la Terre, reprochaient à la banque française d’apporter son expertise financière à ce méga projet d’extraction de charbon sur le littoral du Queensland.

Dans un communiqué commun le mouvement basque, Bizi ! avec les ONG Attac France et Les amis de la terre saluent “l’abandon de cette +bombe climatique+ dont le développement aurait été à l’origine de l’émission de 1,8 milliards de tonnes de CO2 compromettant de façon irréversible les efforts pour limiter le réchauffement de la planète”.

Les associations souhaitent, après “cette victoire citoyenne”, que le projet soit “définitivement abandonné par ses promoteurs australiens et indiens”.

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