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Le favori à la présidentielle philippine veut rompre les liens avec l'Australie

Le candidat favori à la présidentielle philippine, habitué du langage fleuri, a prévenu qu’il était prêt à rompre les liens diplomatiques avec les Etats-Unis et l’Australie qui l’ont critiqué après une plaisanterie de mauvais goût sur le viol et le meurtre d’une missionnaire.

“Fermez la”, a lancé Rodrigo Duterte, 71 ans, à l’intention des ambassadeurs des deux pays, alors que le scandale continue de faire rage après ses propos sur une Australienne victime de viol et de meurtre dans une prison philippine lors d’une émeute en 1989.

Il avait expliqué à une foule goguenarde qu’il aurait aimé être le premier sur les rangs pour violer la missionnaire.

“Si je deviens président, allez y, coupez les (liens diplomatiques)”, a déclare le maire de Davao (sud) lors d’un meeting de campagne mercredi soir, parlant des deux alliés les plus proches de l’archipel.

Rodrigo Duterte, qui pendant la campagne n’a pas hésité à qualifier le pape François de “fils de pute” et promis de tuer des milliers de délinquants, avait évoqué récemment l’émeute survenue à Davao pour étayer son discours face à la criminalité.

“Ils ont violé toutes les femmes (…) Il y avait cette missionnaire australienne (…) J’ai vu son visage et je me suis dit, +putain, quel dommage. Ils l’ont violée, ils ont tous attendu leur tour+. J’étais en colère qu’ils l’aient violée mais elle était si belle. Je me suis dit, +le maire aurait dû

passer en premier+”, a dit Rodrigo Duterte, déjà premier magistrat de Davao à l’époque.

Duterte est accusé d’avoir dirigé à Davao des escadrons de la mort soupçonnés d’avoir tué plus de mille personnes.

Pendant la campagne, il s’est vanté de l’existence de ces escadrons, affirmant qu’ils avaient assassiné 1.700 personnes, ce qui ne l’a pas empêché de démentir tout lien avec eux.

Rodrigo Duterte a également tenu des propos contradictoires après ses commentaires sur le viol. Son équipe de communication a publié un communiqué dans lequel il s’excuse. Mais il a répété plusieurs fois aux journalistes lors de meetings qu’il ne le ferait pas.

AFP

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