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Le gestionnaire des camps australiens de détention de migrants refuse à nouveau une offre de rachat

Le groupe australien Broadspectrum, qui gère notamment certains des centres offshore controversés de détention de demandeurs d’asile, a rejeté mercredi une ultime offre de rachat du groupe espagnol de BTP et de services Ferrovial.

Broadspectrum s’appelait jusqu’à fin octobre Transfield Services. Mais il a été contraint de changer de nom par l’un de ses actionnaires, Transfield Holdings, qui voulait modifier l’image du groupe entachée par son implication dans ces camps sur les îles de Nauru (Pacifique) et Manus (Papouasie-Nouvelle-Guinée), régulièrement critiqués par les organisation de défense des droits de l’Homme.

En octobre 2014, Ferrovial avait présenté une offre publique d’achat sur Transfield Services, proposant de racheter chaque action pour 1,95 dollar australien, soit un total de 999,38 millions de dollars australiens (686,8 millions d’euros), que ce dernier avait immédiatement rejetée. Ferrovial avait ensuite proposé 2 dollars australiens l’action, essuyant un nouveau refus.

Le cours de Transfield Services en Bourse avait ensuite plongé. Ferrovial est revenu à la charge en décembre avec une offre en liquide à 1,35 dollar australien, qui constituait une prime de 59% par rapport au cours de l’action.

La proposition avait été refusée et Ferrovial a retenté sa chance en offrant 1,50 dollar australien, valorisant alors Broadspectrum à 769 millions de dollars australiens.

Dans un communiqué, le conseil d’administration de Broadspectrum a conseillé mercredi aux actionnaires de dire non.

“Bien que l’augmentation de l’offre soit positive, elle continue de sous-valoriser Broadspectrum”, a déclaré la présidente du groupe, Diane Smith-Gander.

Ferrovial avait affirmé que cette offre serait sa dernière et sa meilleure.

Broadspectrum est actuellement en lice pour un nouveau contrat de cinq ans avec le gouvernement australien pour la gestion des centres de détention offshore australiens.

Canberra mène une politique extrêmement dure vis-à-vis des clandestins en refoulant systématiquement les bateaux de migrants tentant d’atteindre ses côtes.

Les réfugiés qui y parviennent néanmoins sont internés dans des camps offshore, notamment à Nauru et Manus, pour des durées indéterminées, le temps que leur demande d’asile soit examinée.

L’Australie soutient que sa politique est dissuasive, et permet d’éviter que les migrants n’entreprennent de périlleuses traversées vers ses côtes.

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