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Léa Seguier, l’ambassadrice française de l’ultra haut de gamme hôtelier

franckprovost

Elle s’est donnée pour mission de représenter le must du luxe hôtelier européen à l’autre bout de la planète. Le Courrier Australien a rencontré Léa Seguier, une franco-australienne qui vient tout juste de s’installer à Sydney pour se faire l’ambassadrice auprès des agences de voyage australiennes et néo-zélandaises d’une dizaine d’établissements ultra-luxueux d’Europe.

Après avoir officié dans plusieurs hôtels de luxe, vous avez décidé de vous établir à votre compte à Sydney pour représenter différentes enseignes hôtelières prestigieuses. Pourquoi ce choix de l’hôtellerie de luxe ?

C’est un chemin que j’ai découvert un peu par hasard. A la fin de mes études dans un pensionnat en Angleterre, un conseiller d’orientation m’a présenté la carrière hôtelière, qui m’a très vite attirée. J’ai décidé de me prendre ma chance, et je me suis inscrite dans et je me suis inscrite à la Surrey University pour un cursus d’International Hospitality Management. Après l’université, mon premier stage fut à l’Hôtel de la Cité de Carcassonne. J’ai commencé en tant que vendeuse de paninis au bord de la piscine de l’hôtel, pour finir mon stage en tant que réceptionniste. On m’a alors proposé un poste, et j’ai ensuite peu à peu monté les échelons pour devenir responsable des ventes. Puis au bout de quatre ans, j’ai eu envie de changement. Je suis allée voir mon manager, qui m’a proposé Barcelone ou Sydney. En 2009, à 25 ans, j’ai donc fait mes bagages et suis partie en Australie, pour travailler à l’Observatory Hotel de Sydney.

La Réserve Paris./ Photo G. Gardette

La Réserve Paris./ Photo G. Gardette

Vous n’avez ensuite plus jamais vraiment quitté l’Australie…

Quasiment. Je suis restée à Sydney pendant cinq ans, enchaînant WHV, visa 457 et enfin résidence permanente. Quand l’Observatory a été vendu, je suis partie au Shangri-La, où j’ai là aussi travaillée comme responsables des ventes. Et puis au bout de cinq ans, à 30 ans, je me suis dit que si je ne repartais pas en France à ce moment-là, je n’y reviendrais jamais. J’ai donc quitté l’Australie, pour aller officier comme responsable régionale des ventes au mythique hôtel du Cap Eden Roc au Cap d’ Antibes, puis en tant que directrice des ventes et communication dans l’un des palaces les plus exclusifs de Paris, La Réserve Paris, où la chambre la moins chère ne coûte pas moins de 1500 euros par nuit. Ce travail à Paris me plaisait beaucoup, cet établissement est un pur écrin de luxe… mais Sydney a peu à peu commencé à me manquer. Il a vraiment fallu que je parte d’Australie pour réaliser à quel point la qualité de vie, l’ouverture d’esprit et la joie de vivre sont constantes et exceptionnelles ici. Avec ma connaissance du marché australien, mes contacts dans l’hôtellerie de luxe européenne et le soutien du groupe la Réserve, revenir à Sydney et m’y lancer à mon compte comme ambassadrice d’enseignes européennes de luxe s’est alors imposé comme une évidence.

L'Utopia Mykonos./ Photo Christos Drazos

L’Utopia Mykonos./ Photo Christos Drazos

Les hôtels que vous représentez sont établis en France et en Grèce. Y a-t-il une forme d’attrait en Australie pour le très haut de gamme hôtelier européen ? 

C’est encore loin d’être comparable aux clientèles américaine et britannique, mais il est certain que la clientèle australienne représente un potentiel énorme pour le secteur du luxe en Europe. Les Australiens sont d’une part très attirés par le continent européen, et d’autre part effectuent souvent de longs séjours quand ils décident de voyager en Europe, ce qui est évidemment intéressant pour les palaces européens. Après, encore faut-il que les clients australiens connaissent et aient envie de séjourner dans ces palaces. C’est là où moi j’interviens, en allant frapper aux portes des agences de voyages australiennes pour leur proposer des partenariats avec différents hôtels de prestige. Pour le moment, mon portfolio d’hôtels compte notamment La Réserve de Paris, La Réserve de Genève et La Réserve de Ramatuelle. Je propose aussi neuf hôtels sur l’île grecque de Mykonos, de merveilleux établissements tous gérés par la même famille, qui se prêtent particulièrement bien à la clientèle australienne puisqu’uneligne Sydney – Mykonos vient juste d’être ouverte par Qatar Airways.

Ce portfolio d’hôtels dont vous êtes l’ambassadrice est-il destiné à s’élargir ?

Peut-être, mais ce n’est mon objectif pour l’instant. Je préfère proposer une liste réduite d’hôtels que j’apprécie vraiment, plutôt qu’un catalogue entier de palaces sans charme. Et puis je viens à peine de me lancer, donc pour le moment je veux continuer à voyager pour découvrir des lieux et établissements d’exception, et prendre le temps de la réflexion avant de les ajouter à mon portfolio. A moyen terme, je pense cependant développer mon activité car idéalement je souhaite proposer une ou deux destinations de grand luxe par zone géographique et étendre mon champ de représentation à toute l’Asie-Pacifique.

Propos recueillis par Tom Val

Pour en savoir plus sur Léa Seguier : leaseguier.com et instagram.com/leaseguier


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