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Learn French: l’insémination artisanale, alternative à la PMA

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L’échec de son mariage a plongé Hannah Slootjes dans une profonde tristesse, celle de ne peut-être jamais avoir de deuxième enfant.

Quelques années plus tard, cette mère célibataire de Bendigo, âgée de 38 ans, est enceinte de 34 semaines et attend une petite fille. Cela a été possible grâce au don de sperme d’un ami.

Les actes de fécondation in vitro (FIV) et d’insémination intra-utérine (IUI) — aussi appelée insémination artificielle ­— ont augmenté de 3 à 4% par an ces dix dernières années, d’après IVF Australia. Mais de plus en plus, les femmes célibataires et les couples de même sexe lui préfèrent une solution « DIY » (Do It Youself, aussi appelée « artisanale »). « Les lesbiennes et les femmes célibataires pratiquent l’insémination artisanale depuis les années 70, même si c’est devenu plus courant ces dix dernières années », explique Deborah Dempsey, professeur de sociologie à la Swinburne University of Technology.

Et les technologies modernes élargissent encore les possibilités. L’application Just a Baby, lancée plus tôt cette année par deux Australiens, permet à son utilisateur de trouver un donneur de sperme, une donneuse d’ovule, une mère porteuse ou même un co-parent à proximité.

Hannah avait consulté une clinique de la fertilité avant que son ami lui fasse cette proposition. Mais le coût du processus et la façon de faire ne lui convenaient pas — ni le faible taux de succès. « Dans ce pays,

ils font un truc qui me fait flipper : ils mettent les femmes candidates à l’insémination artificielle sous pilule, pour qu’elles ovulent toutes en même temps. J’avais l’impression d’être une vache. Et puis l’idée d’utiliser le sperme d’un parfait inconnu me dérangeait aussi un peu. J’ai donc sauté sur l’occasion de le faire avec une personne que je connais. »

Hannah et son ami ont consulté des avocats de Melbourne, qui leur ont proposé leurs services gratuitement. D’après Hannah, l’accord légal de six pages est essentiellement basé sur le fait que le donneur n’a « aucun droit ni responsabilité. »

« Il est en grande partie conçu pour protéger l’enfant, car il arrive souvent que le donneur change d’avis et veuille faire partie de sa vie. » Le document prévoit que le donneur puisse voir l’enfant deux fois par an afin de répondre à ses questions et de lui donner un « sentiment d’identité ».

Hannah pense que cette solution DIY lui a simplifié la vie. « Une partie de moi sait que ce n’est pas mon premier choix… mais il faut parfois savoir s’arranger avec la réalité. »

Les avantages et les inconvénients de l’insémination à domicile

Ceux en faveur de l’insémination artisanale mettent en avant la simplicité de la méthode : il suffit de repérer la date de l’ovulation et d’acheter le matériel nécessaire, en vente libre, par exemple une seringue sans aiguille. L’autre possibilité est de procéder naturellement, par relation sexuelle — mais cela complique les choses, notamment parce que le donneur a alors plus de droits.

Le Dr Dempsey affirme que bien que le coût fasse partie de la motivation, la raison principale pour l’insémination artisanale est souvent le fait d’avoir un donneur connu. « Beaucoup de femmes préfèrent connaître le père biologique pour le cas où l’enfant voudrait savoir qui est son père », précise-t-elle.

D’après le directeur médical Peter Illingworth d’IVF Australia, « le taux de succès de l’insémination artificielle tend à être légèrement supérieur à celui d’une relation sexuelle puisque le sperme est placé directement dans l’utérus et nous utilisons des traitements favorisant la fertilité. »

Selon lui, l’insémination artisanale comporte deux risques évidents par rapport à la même procédure réalisée dans un établissement médical. « Il y a un risque d’infection, alors qu’en cas d’insémination artificielle médicale le sperme est mis en quarantaine avant d’être utilisé. La plupart des femmes qui font une insémination artisanale prennent des précautions, mais sans tester le donneur il n’y a pas de certitude quant à ce risque. » D’autre part, il précise que malgré le fait que la plupart des femmes aient de bonnes relations avec leur donneur et que « tout se passe pour le mieux », il y a des situations qui deviennent conflictuelles. « Il y a de nombreux cas où la relation entre le donneur et les parents se dégrade, et le donneur peut alors très bien essayer de demander la garde. »

Source : www.abc.com

Glossary

artisanal(e) (adj.) : handmade (in this case, as opposed to medically assisted)

conflictuel (adj.) : full of conflicts

donneuse d’ovule (exp.) : egg donor

échec (n.m.) : failure

en vente libre (exp.) : over-the-counter

flipper (v.) : to freak out

mère porteuse (n.f.) : surrogate mother

quant à… (exp.): regarding…

se dégrader (v.) : to worsen, to deteriorate

demander la garde (exp.) : to apply for custody

                                                                                                                                                                                       

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Single women choosing DIY pregnancy methods over IVF clinics

When Hannah Slootjes’ marriage broke down, she was left with a great sadness she may never have a second child.

Fast forward a few years, and the 38-year-old single mum from Bendigo is 34 weeks’ pregnant with a baby girl.

It was made possible after a friend offered his sperm.

The uptake of in vitro fertilisation (IVF) and intrauterine insemination (IUI) — also known as artificial insemination — has increased at a rate of 3 to 4 per cent every year over the past decade, according to IVF Australia. But for single women and same-sex couples, a DIY solution is also growing in favourability. « Lesbians and single women have been using home insemination to conceive since at least the 1970s, although it seems to have become more popular in the past decade, » Associate Professor of Sociology Deborah Dempsey from Swinburne University of Technology said.

And modern technology means there are new ways to expand options. The Just a Baby app was launched earlier this year by two Aussies, and allows users to match with a sperm donor, egg donor, surrogate, or even a co-parent nearby.

For Hannah, before her friend came forward with his offer she had been consulting with a fertility clinic. But the costly and clinical process didn’t sit well with her. Neither did the low success rate. “In the country they do this thing that was freaking me out — they put everyone going through IUI on the pill so everyone can be ovulating at the same time. I felt like a cow. I also found the idea of using a complete stranger’s sperm a bit unsettling. So, I jumped at the chance for a known person. »

Hannah and her friend consulted with lawyers in Melbourne, who offered their services pro bono. She said their six-page legal agreement was essentially based on the man having « no rights and responsibilities. A lot of it is more geared at protecting the kiddo [because] commonly the man will change his mind and want to be part of the child’s life. »

As part of their terms, the donor would have access to the child twice a year, to answer questions and give her « a sense of identity ».

Hannah said she felt choosing the DIY option had simplified her life. « There is a part of me that knows it’s not my first preference … but you have to deal with reality, » she said.

Pros and cons of at-home donor conception

For those keen on self-insemination, the method is as simple as tracking ovulation and buying over-the-counter tools, like a needle-free syringe. Or they can go au natural and opt for sexual intercourse — but it comes with complications, such as giving the donor more legal rights.

Dr Dempsey said although cost was one motivator for at-home insemination, having a known donor was often the main reason. « Many women prefer to know the biological father of the child in case the child is interested in knowing who he is, » she said.

According to IVF Australia medical director Peter Illingworth, « artificial insemination tends to have slightly higher success rate than natural intercourse because the sperm is being placed directly into the uterus, and we use some fertility drugs, » he said.

Dr Illingworth said there were two clear risks when comparing DIY artificial insemination with that done through a clinic. « There is a risk of infection, whereas when we do artificial insemination with donor sperm we will only use sperm that has been quarantined. Most women who do artificial insemination at home will take precautions, but without testing the donor you can’t be certain. »

Secondly, he said although many women had great relationships with their donor and « everything works out beautifully », there were cases where conflict developed. « There are plenty of stories of where the donor and intending parents’ relationship falls apart, and the man may very well try and make a custodial claim. »

 

Glossary :

egg donor (exp.) : donneuse d’ovule

to freak out (v.) : flipper

to make a custodial claim (exp.) : demander la garde

surrogate : mère porteuse

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nc
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