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Learn French: Notre-Dame de Paris, une cathédrale hors du temps

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« L’homme a voulu monter vers les étoiles, écrire son histoire dans le verre ou dans la pierre… » Comment introduire un article sur Notre-Dame sans citer la comédie musicale du même nom, désormais devenue phénomène à l’échelle mondiale ?

Notre-Dame de Paris, ce n’est pas seulement une cathédrale. C’est aussi une œuvre d’art. Une œuvre qui en a inspiré bien d’autres. Pour mieux comprendre ce qui rend ce monument unique, il nous faut dérouler le fil de son Histoire et revenir quelques siècles en arrière. Tout commence en 1163. Il y a 856 ans…

Une construction qui s’étale sur trois siècles

De même que Rome, Notre-Dame de Paris ne s’est pas faite en un jour. C’est peu de le dire : cent quatre-vingt-deux ans furent en effet nécessaires pour achever la construction de l’édifice. L’ensemble ne fut achevé qu’en 1345, au terme d’un travail titanesque. À l’époque, la cathédrale était révolutionnaire sous bien des aspects. L’architecture de style gothique se développait tout juste : les églises romanes étant devenues trop sombres et trop exiguës, on cherchait alors à construire plus grand, plus haut, plus lumineux. C’est à cette petite révolution que l’on doit notamment l’apparition des rosaces. Vous devez connaître celle qui orne la façade de Notre-Dame, et si ce n’est pas le cas, la voici :

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La rosace ornant le fronton de la cathédrale

Aujourd’hui classée au Patrimoine Mondial de l’UNSECO et auréolée du titre de « monument le plus visité d’Europe », Notre-Dame de Paris n’a pourtant pas toujours été considérée comme un chef d’œuvre de l’art gothique. Ainsi, durant la Renaissance, nombreux furent les esthètes qui déprécièrent cette construction d’un autre âge. Pour eux, la cathédrale était l’emblème d’une époque barbare, et d’imposantes tapisseries furent même déployées le long des murs et sous les arcades. Le but de cette opération ? Les dissimuler aux yeux des fidèles. La cathédrale vécut dans l’anonymat pendant de longues décennies.

Victor Hugo à la rescousse de Notre-Dame

C’est au XIXème siècle que Notre-Dame acquit ses lettres de noblesse. Elle fut pourtant durablement secouée par la Révolution Française, et face à l’étendue des dégâts qui y avaient été causés, on envisagea un temps de la détruire. Mais un premier tournant décisif eut lieu en 1831. Cette année fut marquée par la publication de l’une des œuvres les plus célèbres de Victor Hugo : Notre-Dame de Paris, un roman dont la mission est, selon le propre aveu de son auteur, d’inspirer à ses lecteurs un « amour de l’architecture nationale ». La portée du récit hugolien permettra de préserver la cathédrale déjà vieille d’un demi-millénaire.

Mieux : elle sera par la suite entièrement rénovée par Viollet-le-Duc. Ne s’arrêtant pas à la seule restauration du monument, ce dernier y ajoutera un élément fondamental : la flèche, qui se dressait fièrement derrière les deux tours. Elle était haute de 93 mètres et pesait 750 tonnes ; elle s’est, hélas, effondrée hier soir.

Sous les combles, une véritable « forêt »

La flèche n’est pas le seul élément de l’anatomie notredamesque à avoir disparu. La charpente a elle aussi été emportée par les flammes. Toute de bois vêtue, elle n’était semblable à aucune autre. Et pour cause : on ne parlait pas de charpente, mais de « forêt ». Pourquoi ? Parce qu’elle était constituée de poutres en chêne, et que le nombre de chênes utilisés pour cette structure était si grand qu’on aurait aisément pu les regrouper dans une forêt. On estime que certains arbres de la « forêt » dataient du 8ème ou du 9ème siècle.

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La fameuse « forêt » située sous les toits de Notre-Dame

S’il était possible de visiter la charpente, celle-ci était dépourvue d’électricité, afin d’éviter – précisément – les départs de feu. Une petite rosace, réplique miniature des trois autres, s’y trouvait. En définitive, la véritable tragédie n’est pas tant la disparition de la charpente que celle des chênes millénaires qui la composait. Notre-Dame, c’était aussi ces coins secrets, invisibles pour le visiteur lambda. En ce 15 avril, une partie de l’âme de la cathédrale s’est envolée. Mais rassurez-vous ; elle n’a pas fini de vous révéler ces mystères.

Des portes diaboliques et une ruche atypique

Saviez-vous par exemple que les portes de Notre-Dame sont « diaboliques » ? Au XIIIème siècle, un jeune artisan nommé Biscornet recouvrit ces dernières de pièces décoratives en métal. D’après la légende, Biscornet, découragé par l’ampleur de la tache, aurait décidé de « vendre son âme au diable » afin d’obtenir de quoi finir son travail. Une décision radicale qui a si bien marché que les portes, manifestement possédées, refusèrent de s’ouvrir le jour de l’inauguration. Elles ne cédèrent qu’après avoir été aspergées d’eau bénite.

Notre-Dame de Paris, c’est une cathédrale devenue icône. En témoignent les réactions émues venues des quatre coins du monde suite à son incendie. C’est une splendeur architecturale, un haut lieu de la spiritualité occidentale, bref, une fierté pour la nation. Bonus : c’est également une ruche ! Depuis 2013, des abeilles ont élu domicile sur le toit de la sacristie. Bien plus qu’un sanctuaire religieux, Notre-Dame est donc devenu un sanctuaire de la biodiversité…

In English please !

Notre-Dame de Paris is way more than a cathedral. It is also a work of art, and it has inspired several other pieces. To understand that unique landmark, let’s go back in the past. The history of Notre-Dame begins in 1163. It was 856 years ago…

A day wasn’t enough to build this iconic church. Its construction lasted from 1163 until 1345. When it has been inaugurated, Notre-Dame was a revolutionary building. Far from the skimpy Roman style privileged in the early Middle Age, it was big, high, and bright. The cathedral was an incarnation of what we call the Gothic style. To be aware its magnificence, one has to look at the famous rose windows built on the sides of Notre-Dame.

Though, Notre-Dame hasn’t been always seen as a beautiful monument. During the Renaissance, many artists have considered that it was ugly. As a consequence, tapestries had been deployed on the walls of the church, in order to hide its so-called imperfections.

The cathedral has been relatively ignored for decades. But everything changed in the 19th century. Although governants were thinking about destroying it, the well-known French author Victor Hugo published a novel called Notre-Dame de Paris. The aim of this work was, also, to inspire to Hugo’s reader a « passion for the national architecture ». It is nowadays admitted that the writer has contributed to the rescue of Notre-Dame.

During the mid-19th century, the French architect Viollet-le-Duc directed a large-scale restoration of the church. He even chose to add remarkable features such as the spire. The latter has tragically collapsed yesterday, after more than two centuries of existence.

The roof has also been torn down by flames. It had a very particular structure. Indeed, the nickname of its framework was the « forest ». Why ? Because it was made of so many different oaks that a forest could have been constituted if they were gathered. Some of those trees had grown between the 8th and 9th centuries, more than 1000 years ago. So the real loss could be the oaks. This kind of secret places was also a significant part of Notre-Dame. Don’t worry : there are more things to discover…


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