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[ LEARN FRENCH ] – Qui est le fameux navigateur La Pérouse ?

Si vous habitez près de Sydney, vous avez sans doute entendu parler de ce quartier de la ville de Randwick, La Pérouse. Mais savez-vous quelle est l’histoire de ce navigateur qui a donné son nom à l’un des rares endroits de la capitale de Nouvelle-Galles du Sud à avoir une appellation française ? 

La Pérouse tient son nom de Jean-François de Galaup, Comte de La Pérouse, qui accosta à Botany Bay le 26 janvier 1788. Cet explorateur est né en 1741à Albi et disparu en 1788 dans les eaux du Pacifique. Il s’engage dans la Marine royale au début de la Guerre de Sept ans. Lors de la bataille des Cardinaux en 1759, il se blesse et se fait prisonnier en Angleterre avant d’être échangé. A la signature de la paix de Paris, il est affecté à différentes missions d’escortes telles que celles à destination de l’Isle de France où il passe cinq ans. Partout et toujours, il se distingue par sa compétence, son intelligence, sa lucidité, son humanité.

Expédition autour du monde

Il est promu lieutenant de vaisseau et est décoré de la croix de Saint-Louis avant le début de la guerre d’indépendance des Etats-Unis. Lors de la reprise des hostilités, il participe aux combats contre les Britanniques aux Antilles. En tant que capitaine, il est choisi par le marquis de Castries, ministre de la Marine et par Louis XVI pour diriger une expédition autour du monde visant à compléter les découvertes de James Cook dans l’Océan Pacifique. Le roi confie une vaste mission : compléter les découvertes géographiques, recueillir le maximum d’informations scientifiques sur les pays visités et étudier les possibilités commerciales qu’ils offrent. Pour permettre la réalisation du programme de recherche, une équipe nombreuse d’officiers et de savants spécialisés dans diverses disciplines est constituée.

L’Astrolabe et La Boussole, les deux frégates de l’expédition partent le 1er août 1785 de Brest, franchissent le cap Horn et arrivent à la baie de la Concepción au Chili le 23 février 1786. La Pérouse fait escale ensuite le 9 avril à l’île de Pâques puis aux îles Sandwich à Hawaii où il découvre l’île Maui, négligée par James Cook. Il descend le long de la côte ouest de l’Amérique après le mont Saint-Elie (sur la frontière de l’Alaska et du Canada) aux alentours du 23 juin. Les frégates passent ensuite à Macao en Chine le 3 janvier 1787 puis dans la baie de Manille avant de remonter vers le nord. C’est le premier navigateur européen à pénétrer dans les parages situés entre la Chine et le Japon. La Pérouse découvre le détroit entre Yeso et Skhaline. C’est lorsqu’il fait escale sur la côte de la péninsule Kamtchatka, le 7 septembre, que le jeune Lesseps débarque pour rentrer en France par la Sibérie et pour rapporter la documentation déjà réunie.

Le 29, départ pour une nouvelle traversée du Pacifique, du nord au sud cette fois. L’explorateur débarque le 9 décembre à Maouna, îles Samoa, et continue vers les îles des Amis, Tonga. Il arrive le 26 janvier 1788 à Botany Bay, en Australie où les Anglais, débarqués quelques semaines auparavant, se préparent à fonder Sydney. En février, il part vers le nord, puis fait escale en Nouvelle-Calédonie. En juin, la catastrophe finale sur les récifs de Vanikoro, aux îles Santa Cruz au nord des Nouvelles-Hébrides, les frégates se brisent prises dans un cyclone.

Mystère sur la disparition

Jusqu’en 1826, le sort de La Pérouse et de son équipage demeure inconnu. A cette date, un capitaine anglais, Peter Dillon, découvre par hasard dans l’île de Vanikoro les débris des deux frégates. En 1828, Dumont d’Urville explore les lieux et a la certitude que la Boussole et l’ Astrolabe ont sombré sur les récifs qui entourent Vanikoro.

En 1964, la Dunkerquoise remonte une cloche brisée et la plaque d’identification d’un grand quart de cercle astronomique daté de 1756. Depuis, on a retrouvé des objets et des échantillons minéralogiques apportant la certitude que les deux navires étaient passés en Nouvelle-Calédonie. Il n’y a donc plus de « mystère La Pérouse », même si l’on peut espérer identifier avec plus de précision encore les deux épaves.

En 1825, Bougainville a fait ériger un monument commémoratif à La Pérouse qui surplombe la ville. Ce lieu a été choisi par le consulat depuis 1945 pour y célébrer le 14 juillet. Ce monument sert à se souvenir de la disparition tragique de l’expédition mais surtout pour commémorer le capitaine-explorateur dévoué au progrès scientifique, considéré comme un héros national à l’époque. Dans son discours du 20 juillet 1945, le consul Eliacheff rappelle que La Pérouse avait promu dès 1788 « les valeurs révolutionnaires de liberté et de fraternité auprès de tous les insulaires du Pacifique. » 

Vocabulary :

expédition : shipping

frégates : frigates

faire escale : put in

péninsule : peninsula

équipage : ship crew

ériger : to erect

commémoratif : memorial


In English, please!

If you live near Sydney, you may have heard of this area of Randwick’s city, La Pérouse. But do you know the story of this navigator who gave his name to one of the few places in the capital of New South Wales that has a French name?

La Pérouse takes its name from Jean-François de Galaup, count of La Pérouse, who landed in Botany Bay on 26 January 1788. This explorer was born in 1741 in Albi and disappeared in 1788 in the Pacific. He joined the Royal Navy at the beginning of the Seven Years’ War. During the Battle of the Cardinals in 1759, he was wounded and taken prisoner in England before being traded. At the signing of the Paris Peace Agreement, he was assigned to various escort missions such as those to the Isle of France where he spent five years. Everywhere and always, he stands out for his competence, his intelligence, his lucidity, his humanity.

Expedition around the world

He was promoted to Lieutenant and decorated with the Cross of St. Louis before the beginning of the American War of Independence. When hostilities resumed, he took part in the fighting against the British in the West Indies. As captain, he was chosen by the Marquis de Castries, Minister of the Navy and Louis XVI to lead an expedition around the world to complete James Cook’s discoveries in the Pacific Ocean. The King entrusted a vast mission: to complete geographical discoveries, collect as much scientific information as possible on the countries visited and study the commercial opportunities they offer. To enable the research program to be carried out, a large team of officers and scientists specialized in various disciplines is assembled.

L’Astrolabe and La Boussole, the two frigates of the expedition, left Brest on 1 August 1785, rounded Cape Horn and arrived at Concepción Bay in Chile on 23 February 1786. La Pérouse then made a stopover on April 9 at Easter Island and then at Sandwich Islands in Hawaii where he discovered Maui Island, neglected by James Cook. He descends along the west coast of America after Mont Saint-Elie (on the Alaska-Canada border) around June 23. The frigates then moved to Macau, China, on 3 January 1787 and then to the Bay of Manila before heading north. He is the first European navigator to enter the area between China and Japan. La Pérouse discovers the strait between Yeso and Skhalin. It was when he stopped over on the coast of the Kamchatka peninsula on September 7 that the young Lesseps arrived to return to France through Siberia and bring back the documentation already collected.

On the 29th, departure for a new Pacific crossing, this time from north to south. The explorer landed on December 9 in Maouna, Samoa, and continued to the Friends Islands, Tonga. He arrived on 26 January 1788 in Botany Bay, Australia, where the English, who had landed a few weeks earlier, were preparing to found Sydney. In February, he leaves for the north, then stops in New Caledonia. In June, the final disaster on the reefs of Vanikoro, Santa Cruz Islands north of the New Hebrides, the frigates broke in a cyclone.

Mystery on the disappearance

Until 1826, the fate of La Pérouse and its crew remained unknown. On this date, an English captain, Peter Dillon, discovered by chance on the island of Vanikoro the debris of the two frigates. In 1828, Dumont d’Urville explored the area and was convinced that La Boussole and L’Astrolabe had sunk on the reefs surrounding Vanikoro.

In 1964, La Dunkerquoise raised a broken bell and the identification plate of a large quarter circle dated 1756. Since then, objects and mineralogical samples have been found that provide certainty that the two ships had passed through New Caledonia. There is therefore no longer any “La Pérouse mystery”, even if we can hope to identify the two wrecks even more precisely.

In 1825, Bougainville had a memorial erected at La Pérouse overlooking the city. This place has been chosen by the consulate since 1945 to celebrate July 14, Bastille day. This monument serves to remember the tragic death of the expedition but above all to commemorate the captain-explorer dedicated to scientific progress, considered a national hero at the time. In his speech of July 20, 1945, Consul Eliacheff recalled that La Pérouse had promoted since 1788 “the revolutionary values of freedom and fraternity among all Pacific Islanders.”


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