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L’école franco-australienne en Picardie n’ouvrira pas encore ses portes

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Le projet de construction d’une école franco-australienne sur la commune de Pozières dans la Somme a été fortement ralenti et se retrouve aujourd’hui au point mort.

En discussion depuis 2014, l’école est l’initiative de John McColl qui est déjà à l’origine de l’ouverture du Lycée Condorcet à Sydney. Sa construction a cependant été mise en pause il y a quelques semaines en raison de la pandémie actuelle et des difficultés à la financer.

Les enjeux sont multiples pour faire avancer ce projet. Les régulations qui encadrent la création d’une école bilingue et les enjeux de sa reconnaissance par l’Etat sont très strictes mais y répondre est indispensable pour que le projet voit le jour. L’agenda politique a également fait évoluer les ambitions  de Dominique Bierwald, nouveau maire de la commune de Pozières. Si celui-ci ne se dit pas opposé au projet, il émet certaines réserves : « Aucune étude n’a jamais été faite sur le coût de fonctionnement qui devra être financé par la commune » a-t-il confié au Courrier Picard.

Si le gouvernement australien s’était engagé à verser 5 millions de dollars, les coûts d’une telle ouverture ne sont pas encore tous couverts. L’Australie avait déjà dépensé 88,5 millions de dollars pour la construction du centre Sir John Monach à Villers-Bretonneux. Ce centre présente l’implication  des Australiens sur le front occidental pendant la Première Guerre Mondiale.

L’attrait que pourra susciter l’école doit être relativisé, notamment après le refus de deux communes voisines de rejoindre le Regroupement Pédagogique Concentré qui leur demanderait d’envoyer les enfants résidents étudier dans cet établissement.

Si les plans de construction avait déjà été établis et une plaque posée par l’ancien gouverneur de Nouvelle Galles du Sud, les changements fréquents des acteurs du projet en raison des calendriers politiques empêchent d’avoir une vision de long terme.

Le projet d’école, qui devait porter le nom de Charles Bean, reporter de guerre, souffre également de la baisse de l’intérêt suscité à l’occasion des commémorations du centenaire de la Grande Guerre.

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