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Les répercussions de l’accord de Paris sur la santé économique australienne

franckprovost

L’Australie paiera le prix de la prospérité économique si le monde appliquait l’accord de Paris sur le changement climatique, mais ne s’en porterait pas mieux si elle suivait l’exemple du président américain Donald Trump et si elle se retirait unilatéralement, selon de nouvelles recherches.

Cette constatation confirme le refus du Premier ministre Scott Morrison de céder aux sceptiques face au changement climatique pour mettre fin aux accords de Paris sur le changement climatique, dirigé par l’ancien Premier ministre Tony Abbott et Craig Kelly, membre du comité économique et de l’énergie.

La recherche a été menée par Warwick McKibbin, économiste de l’Université nationale australienne et ancien membre du conseil de la Banque de réserve, ainsi que par des collègues de l’ANU et de la Brookings Institution à Washington. Il examine le coût de la mise en œuvre de l’accord de Paris pour l’économie et le bien-être de chaque pays. Il compense ensuite les avantages environnementaux pour chaque pays ou région afin d’obtenir les résultats nets de la politique.

La plupart des coûts pour l’Australie sont imputables à la mise en œuvre de l’accord de Paris par d’autres pays, ce qui a pour conséquence de taxer les exportations australiennes de charbon et de gaz.

Selon le modèle économique des chercheurs, tous les pays principaux et régions examinés subissent une réduction de leur produit intérieur brut en conséquence de l’accord de Paris. Les montants précis varient en fonction des principaux pays émetteurs qui restent ou se retirent. Mais les impacts pour une grande partie du monde varient de moins de la moitié de 1% pour les États-Unis d’ici 2030, à environ deux tiers d’un point de pourcentage pour l’Europe, et entre trois quarts et un point de pourcentage pour l’Inde et le Japon.

Les régions exportatrices de combustibles fossiles comme l’Australie, subiront une perte d’environ 2 à 2,5% du PIB, le club des pays exportateurs de pétrole de l’OPEP, une perte de 3,25 à 3,5%, et la Russie une perte de 4 à 4,5% du PIB.

Source : Potter, AFR


L’économie australienne sera l’une des plus touchées par l’accord de Paris sur les changements climatiques, avec un ralentissement persistant de la croissance, une réduction du nombre d’emplois et une baisse «notable» de 6% du taux de change, selon une nouvelle analyse de l’accord mondial.

Le rapport de la Brookings Institution, basée à Washington, indique également que le traité ne parviendra pas à réduire les émissions de carbone de 2015 ou à mettre le monde sur la voie du maintien de la hausse de la température mondiale à 2 ° C ou moins.

Les efforts coordonnés pour sauver la planète du changement climatique réduiront l’économie d’environ 2% et réduiront la richesse des ménages de 0,5% d’ici 2030, même si l’Australie décide de se retirer de l’accord, indique le rapport. « L’Australie étant fortement tributaire des combustibles fossiles pour son propre usage et comme source de recettes d’exportation, elle subit une forte chute des investissements, une sortie de capitaux importante et la plus forte dépréciation du taux de change réel« , indique le rapport.

Le taux d’emploi chuterait de 1% – ou de 127 000 sur la base des niveaux actuels – d’ici 2020, certains gains ayant été contrebalancés par la suite, les travailleurs ayant migré vers le secteur des énergies renouvelables.

L’analyse, qui a ignoré l’impact du changement climatique lui-même, a révélé que seuls l’Australie et les pays de l’OPEP seraient à la traîne parce que les avantages d’une réduction de la pollution, d’une réduction du trafic et d’une réduction de la mortalité en vertu de l’Accord de Paris ne compensaient pas les dommages causés à la croissance économique (résultat de la taxe mondiale implicite sur les exportations d’énergie).

Le gouvernement Morrison, qui a choisi de rester dans l’accord de Paris contre les voeux des conservateurs extrémistes, s’est empressé de critiquer le rapport pour attaquer le parti travailliste contre la réduction de 45% de ses émissions promise. « Notre économie est en train de devenir plus forte que n’importe quel pays du G7, à l’exception des États-Unis, alors que les émissions par habitant sont à leur plus bas niveau en 28 ans« , a déclaré le ministre par intérim de l’Environnement, Simon Birmingham. « Lors des prochaines élections, le choix se situe entre un équilibre responsable entre nos considérations environnementales et économiques et les objectifs redondants sans scrupules du Labour en matière de réduction des émissions, qui vont écraser notre économie et faire monter les prix de l’électricité encore plus haut. »

Source : Packham, AUS


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