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L'immobilier australien surcoté de 40 %

Le marché immobilier australien est surévalué de 40 %, cette analyse repose sur des mesures des prix des logements et des revenus disponibles. Un expert avertit que toute une génération place ses espoirs en un krach immobilier.

Selon The Economist, les prix de l’immobilier ont augmenté dans 20 des 26 pays étudiés, en particulier à San Francisco, Vancouver, Sydney et Shanghai.

Dans ces quatre villes, les prix ont grimpé de 12 % par an au cours des trois dernières années, « deux fois plus vite que la moyenne nationale ».

Afin de déterminer si les logements sont correctement évalués, The Economist a mesuré la relation entre les prix et les revenus disponibles ainsi qu’entre les prix et les loyers.

« À cause essentiellement de leurs grandes métropoles, l’immobilier semble être surcoté de plus de 40 % en Australie, au Royaume-Uni, et au Canada, si l’on regarde la moyenne de nos deux mesures », a indiqué le magazine.

Le docteur Shane Oliver, économiste en chef chez AMP Capital, a déclaré que les prix des logements en Australie sont surévalués depuis plus d’une décennie. Toutefois, le krach immobilier, prévu depuis longtemps, n’a jamais eu lieu.

« The Economist se préoccupe de ce problème depuis 2002. Par ailleurs, les évaluations de l’OCDE des prix de l’immobilier en relation avec les revenus et les loyers mettent en exergue une surévaluation considérable depuis 2003 et 2004 », a expliqué M. Oliver.

Il indique que le risque d’un krach immobilier de grande ampleur (où les prix chuteraient de 40 à 50 %) est d’une chance sur cinq.

« Pour qu’un tel krach survienne, il faudrait des taux d’intérêts plus hauts, une récession économique ou un vaste excédent de logements ».

« Certes, il existe un excédent de logements en Australie, mais la situation est loin d’être comparable à celle qu’ont connue les États-Unis ou l’Europe au début de la crise financière mondiale ».

« Il est plus probable qu’une chute des prix entre 5 et 10 % frappe le marché immobilier de Sydney et Melbourne pour les deux prochaines années, suivie par une stagnation des prix pendant dix ans autour de ces nouveaux taux ».

Entre-temps, les salaires auront augmenté et la crise d’accès au logement sera atténuée.

« Le problème est plus social qu’autre chose. Les particuliers doivent emprunter des montants exorbitants pour acheter une maison et l’accès au logement est donc bouché », a affirmé M. Oliver.

« Toute une génération de personnes sont exclues du marché immobilier, et d’aucuns espèrent en un krach immobilier car ils se sentent privés de leur droit ».

Source : news.com.au

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