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Louise MacDonald : la modiste qui fait les courses en tête !

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La saison des courses hippiques revient à Melbourne et l’occasion est trop belle pour ne pas se pencher sur l’accessoire indispensable à porter pour soutenir votre champion. De quoi parle-t-on ? De coiffes, de turbans et de bibis… bref, de tout ce qui habille élégamment la tête. Pour en parler, Le Courrier Australien est allé à la rencontre de Louise MacDonald, une modiste australienne aux doigts d’or qui nous reçoit dans son atelier, penchée sur les derniers détails d’une commande.

De jolies boucles folles, un regard pétillant, une longue robe d’été agrémentée d’un collier plastron coordonné… Louise reçoit sans-façon au huitième étage du célèbre Nicholas Building où elle loue un atelier. « Ne vous inquiétez pas, rassure-t-elle, je peux écouter et parler tout en continuant à travailler. » Il faut dire que la saison des courses est une période frénétique. Toutes les femmes qui s’y rendent se doivent de porter un chapeau ou un accessoire capillaire extraordinaire, une tradition bien ancrée dans la société. Une particularité australienne ? « En effet, j’ai beaucoup voyagé à l’étranger – aux Etats-Unis ou dans les Emirats – et on nous envie ce penchant australien pour les têtes habillées. Nous sommes même considérés comme des précurseurs car nous sommes capables de beaucoup d’audace, surtout depuis quelques années. »

Des prix de beauté pour les chapeaux

Le grand rendez-vous annuel de la ville est le Melbourne Cup Carnival qui aligne une semaine de courses hippiques à Flemington, soit autant d’occasions de s’apprêter avec style et même extravagance. « D’ailleurs, pointe Louise, des prix sont décernés chaque année aux spectateurs les plus élégants, et il y a même une récompense pour les chapeaux. » On peut ainsi gagner des voyages et même une voiture. Voilà qui motive ! Et en dehors de ces temps forts sportifs ? « Les mariages sont des occasions rêvées, admet Louise, mais en réalité, on peut en porter tous les jours. » D’ailleurs, dès que le soleil tape, la population sort sa casquette, son bob ou son panama. Louise ne fait pas exception, même si elle dit ne pas être une excellente ambassadrice pour ses propres créations. Malgré tout, elle nous montre un turban bleu qu’elle porte souvent : elle alterne la version paille avec son jumeau en feutrine.

Dans l’atelier de Louise, il suffit de tourner la tête pour admirer une grande variété de modèles : à large bord, en forme de flamme ou de béret, agrémenté de plumes en soie cousues à la main ; certains sont bordés de tulle ou piqués de perles, des nœuds volumineux (la mode cette année) en habillent d’autres. On passe du jaune canari au rose poudré, du pied de poule aux petits pois. Leur point commun ? Ils sont généralement en paille, un matériau pour lequel la modiste a une prédilection. « J’aime la travailler un peu comme le sculpteur manipule l’argile. Et quand je trouve de la vieille paille de qualité : je la récupère ! Je peux ainsi créer un nouveau chapeau avec un modèle ancien et fatigué. On appelle cela le ‘surcyclage’, c’est quelque chose que je pratique beaucoup. »

De petites oeuvres d’art

Louise a fait ses classes en Angleterre avec Rose Cory (qui travaille pour la reine, rien de moins) et elle a commencé comme modiste de cinéma. Elle a eu l’occasion de parer nombre de têtes connues : Vanessa Redgrave, Emma Thompson ou Helena Bonham Carter…. Depuis qu’elle est rentrée à Melbourne, il y a vingt ans, elle œuvre pour les particuliers avec des créations souvent sur-mesure. Les prix varient de 220 à 980 $, un beau budget qui se justifie par le coût des matières premières et la main d’oeuvre évidemment. Il faut bien deux jours de travail pour une création qui s’apparente à une petite œuvre d’art plutôt qu’à un bien de consommation. « Je suis très heureuse que des jeunes filles puissent trouver leur bonheur en grande surface, mais ce que je fais, ce sont des pièces uniques », explique-t-elle.

On ne la comprend que trop bien et on serait même tenté par un achat, quoiqu’on s’inquiète du résultat. Là-dessus, Louise affirme, catégorique : « Il existe un chapeau pour toutes les têtes. » Si vous avez un visage long, il faudra privilégier une forme horizontale. A l’inverse, un visage rond profitera davantage d’une forme en hauteur. Si vous êtes petite, évitez les grands volumes – c’est du bon sens. Et pour ce qui est de la tenue : robe ou pantalon, il n’y a plus de règle en la matière. En clair, il n’y a aucune raison de ne pas se faire plaisir en copiant les fulgurances de la princesse Eugenie, qui porte avec audace les créations les plus folles du modiste anglais Philip Tracey notamment. Et pour les plus manuelles d’entre vous, pourquoi ne pas tenter de réaliser votre propre chapeau ? A Melbourne, Louise trouve aussi le temps de donner des cours !

Valentine Sabouraud

Louise MacDonald Milliner : Room 3, 8th floor, 37 Swanston Street, Melbourne. Plus d’informations ici. Les créations de Louise sont aussi en vente chez Hugo Boss 230 Collins Street, Melbourne.

Melbourne Cup Carnival : du 3 au 10 novembre 2018 à Flemington, Informations là.

Légendes photos : 1/ Louise Mac Donald 2/ Rose race 2016 3/ Atelier de Louise 4/ Image de Pride and Prejudice 4/ Princesse Eugenie 5 et 6/ Créations de Louise.

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franckprovost
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