fbpx
Copyright LE COURRIER AUSTRALIEN 2016
HomeACTUMelbourne International Comedy Festival : Marcel Lucont nous dit tout

Melbourne International Comedy Festival : Marcel Lucont nous dit tout

franckprovost

C’est Fanny Bouffante qui vous glisse son nom : « Il paraît que Marcel Lucont est super ! » Ni une, ni deux, on se penche sur l’humoriste au French accent marqué et à la réputation pince-sans-rire. « Flâneur, raconteur, bon vivant » dixit (en français) son site internet. Il se produit jusqu’au 22 avril seulement au Coopers Malthouse Theatre dans le cadre du Melbourne International Comedy Festival. On s’est dépêché de lui envoyer quelques questions.

Marcel Lucont, d’où vient votre nom ?

Mes parents. Une origine plutôt standard, je suppose.

Vous avez un accent très français, pas tenté par des cours d’anglais ?

Voilà le conseil le plus étrange que j’ai jamais reçu. J’ai appris l’anglais à mon corps défendant dès le plus jeune âge, c’est pourquoi je le maîtrise mieux que bien des Australiens mais prendre LEUR accent serait vraiment le pas de trop.

Quel créateur vous habille ?

Je ne révèle cette information qu’à une poignée d’élus dont je pense qu’ils pourront porter ses créations avec la dignité qu’elles méritent. Et vous n’imaginez combien cette « poignée » est sélective.

Avez-vous un coiffeur attitré ?

Hélas, je voyage tellement qu’il m’est impossible d’en avoir un régulier. A chaque nouvelle destination, j’ai un processus de sélection qui dure de trois à cinq jours durant lequel les coiffeurs locaux se disputent l’honneur de cette charge. Si mes cheveux sont un poil longs de temps à autre, cela signifie qu’aucun n’a fait l’affaire.

Etes-vous intéressé par la politique ? Pour qui votez-vous (si ce n’est pas indiscret) ?

Je suis fasciné par les politiques, ces être humains qui disent à d’autres être humains comment ils doivent vivre, alors qu’on fait sa vie au fur et à mesure qu’on la vit. Je vote en faisant tourner une bouteille de vin – chance et chaos ensemble nous gouvernent tous universellement.

Parlez-nous de vos chansons : musique, paroles ?

J’ai lancé récemment mon album « Flâneur, Raconteur, Bon Viveur », la suite de « Vive Lucont ! » D’une façon ou d’une autre, il a surpassé son prédécesseur, ce que, je suppose, personne ne pensait possible. Il comprend 5 chansons et 5 poèmes, certains live d’autres pas, tous uniquement superbes. Il inclut mon classique « Ode à l’homme hommesque » (Attention au chevelu coiffé pour le beau temps, en manque de science /Sa recherche d’hirsutité est vaine, si elle suit uniquement la tendance*) et La Seule Chose Qui Soit Vraie, c’Est Moi (Mais qu’est-ce que la vie sinon une valse désorientée / L’existence est persistante, mais aussi totalement faussée*). Et oui, il sera possible de l’acheter après le show, bien que j’en limite le nombre à dix par personne.

Qu’en est-il de votre spectacle ? A quoi peut-on s’attendre ?

« Marcel Lucont’s Whine List » (à peu près « le bureau des plaintes de Marcel Lucont ») est un nouveau concept qui implique les spectateurs (mais ne vous inquiétez pas, il reste majoritairement sur moi). J’explore les plaintes, les gémissements et les écarts de conduite passés de mon auditoire. Vous voyez, c’est une sorte de thérapie de groupe, mais à la fin de laquelle la plupart partiront encore plus déprimés.

Qui est votre public : hommes, femmes, des Français ?

Toute personne ayant style et savoir faire. Bien sûr, tout le monde ne correspond pas à ces critères. Ce sont d’ailleurs ces individus-là qui constituent la partie la plus attrayante du spectacle.

Quoi ou qui vous fait rire ?

Chaque fois que j’écris un nouveau texte, je ris, j’acquiesce et je me récompense moi-même. Je suis une sorte de machine Pavlovienne de la culture de l’excellence.

Propos recueillis par Valentine Sabouraud

* Texte original : Beware the fairweather hair-wearer, lacking in passion / His pursuit of hirsuitness is fruitless, done only for fashion – What’s life but a directionless waltz ? / Existence is persistent but it’s also false.

Avis. Mélange détonnant d’Alain Delon et de Mister Bean (pour le physique), Marcel Lucont nous livre un spectacle interactif et déclamatif qui explore nos mésaventures réelles et quotidiennes avec une bonhommie qui n’empêche pas le second de degré et souvent l’absurde. Une thérapie noire qui enchante le public d’avertis, venus nombreux avec barbe et bières dans la salle. Attention, le show est en anglais (pas en français). V.S.

Marcel Lucont’s whine list (disons… bureau des plaintes de Marcel Lucont)

Jusqu’au 22 avril Coopers Malthouse Theatre à Melbourne. Réservation ici.

Le 23 avril au SALT Festival, Port Lincoln. Réservation là.

————————–

N’oubliez pas de nous suivre sur Facebook et Instagram, et de vous abonner gratuitement à notre newsletterDes idées, des commentaires ? Une coquille ou une inexactitude dans l’article ? Contactez-nous à l’adresse redaction@lecourrieraustralien.com

Comments
franckprovost
Share With: