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Naval Group veut rebondir avec un démonstrateur de drone sous-marin autonome

Naval Group développe un démonstrateur de drone sous-marin capable de mener de façon autonome des missions de renseignement de plusieurs jours, un projet dévoilé jeudi pour montrer la capacité de “rebond” de l’industriel après la perte du contrat de sous-marins australiens.

Sonné mi-septembre par la perte du contrat australien qui prévoyait la construction en Australie de 12 sous-marins, –“pour convenance et non pour faute”, a rappelé son PDG Pierre-Eric Pommellet– Naval Group a depuis obtenu de construire trois frégates pour la Grèce et veut montrer qu’il va de l’avant.

“L’innovation est bien évidemment au coeur de la fusée +rebond+”, a-t-il déclaré à l’occasion d’une journée consacrée à l’innovation au cours de laquelle il a présenté son projet de drone sous-marin océanique.

L’industriel a décidé il y a cinq ans de plancher en toute discrétion sur ce sous-marin de poche (10 mètres de long, 10 tonnes) dépourvu d’équipage et qui a “vocation à être un drone de combat”, selon Cyril Lévy, directeur des programmes de drones chez Naval Group.

Des projets similaires sont également menés aux Etats-Unis (projet Orca de Boeing), en Russie et en Chine.

Le démonstrateur de Naval Group, sorte de pré-prototype, a été mis à l’eau en novembre 2020 et doit mener une campagne d’essais en novembre et décembre. “On vise au printemps 2022 de faire une mission de renseignement en autonomie complète”, selon M. Lévy.

Doté actuellement d’une autonomie de plusieurs jours –plusieurs semaines sont visées à terme grâce à une pile à combustible–, il peut plonger à 150 mètres et naviguer à une vitesse allant jusqu’à 15 noeuds.

Une mission type? Patrouiller de façon autonome à une centaine de miles nautiques (près de 200 kms) d’un navire-mère ou d’un port pour détecter un navire ennemi grâce à ses sonars, sa caméra et son radar, qu’il pourra identifier grâce à sa base de données intégrée avant de transmettre l’information.

“On l’a conçu comme un système de renseignement” mais il pourra être “armable”, explique-t-il à l’AFP.

Ces drones pourraient donc constituer à terme un démultiplicateur de forces pour la Marine. “Ces systèmes, on les verra un jour sous l’eau, il faut qu’on soit un des acteurs de cette transformation”, estime-t-il.

“Notre objectif c’est d’apporter à la Marine (française, ndlr) un premier démonstrateur qui soit la base d’un futur projet dont elle définira les contours”, ajoute-t-il.

Le programme est mené en partenariat avec une dizaine de PME, Thales (sonars) et plusieurs centres de recherche (Onera, Inria, Lirmm de Montpellier).

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