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Nouvelle-Calédonie: élection du président du Congrès sur fond de discorde à droite

franckprovost

Le renouvellement de la présidence du Congrès de Nouvelle-Calédonie a donné lieu lundi à un nouvel épisode des rivalités qui agitent la droite non indépendantiste, à trois mois du référendum d’autodétermination du 4 novembre, a constaté l’AFP.

Elu non inscrit, après s’être récemment brouillé avec les instances du petit parti de droite qu’il dirigeait, Gaël Yanno, 57 ans, a été élu à la majorité relative, au troisième tour de scrutin. 52 élus sur 54 ont pris part à cette élection annuelle.

M.Yanno prend la suite de Thierry Santa (Rassemblement-LR), président du Congrès depuis 2015 et candidat à sa propre succession. Les indépendantistes présentant de leur côté Roch Wamytan, chef du groupe UC-FLNKS et nationaliste.

Aucune majorité absolue ne s’étant dégagée lors des deux premiers tours de scrutin, Thierry Santa, qui n’avait obtenu que 6 sufrages contre 16 à M.Yanno, a choisi de retirer sa candidature, « refusant » l’élection du postulant indépendantiste.

« Je voterai pour Gaël Yanno. Toutefois, il ne s’agit en aucune manière d’un vote d’adhésion », a prévenu M.Santa, alors que la droite calédonienne est en proie à de perpétuelles divisions.

M.Yanno, briscard de la scène locale, avait présenté sa candidature individuellement avec le soutien du groupe Calédonie ensemble (CE, centre droit), principale formation non indépendantiste (15 élus).

Outre « le respect d’un accord conclu l’an dernier », CE a expliqué avoir soutenu Gaël Yanno pour sa participation continue au un groupe de dialogue, initié par le Premier ministre Edouard Philippe, en vue du référendum. Le Rassemblement-LR et les Républicains calédoniens en ont, eux,  claqué la porte fin mai.

Vendredi dernier, ce groupe, où siègent les dirigeants du FLNKS, a adopté une « Charte des valeurs calédoniennes », destinée à « mettre en évidence ce qui unit les Calédoniens », alors que le référendum fait craindre un retour des tensions.

M.Yanno s’est engagé « à veiller » à « des débats démocratiques et paisibles », tout en se disant devant la presse « très inquiet » de « cette guerre de tranchées qui existe entre les loyalistes et qui affaiblit considérablement (notre) camp ».

La cheffe de file des Républicains-Calédoniens, Sonia Backès, dont le groupe ne présentait pas de candidat, a elle fustigé « une bagarre des postes un peu pathétique pour la politique calédonienne ».

De son coté, Louis Mapou, leader du groupe UNI-FLNKS, a qualifié le vote « de dernier avatar de l’évolution politique locale ».

AFP


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