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NSW : les piscines océaniques ont la cote

franckprovost

S’il peut paraître dépassé de se baigner dans des piscines d’eau de mer à notre époque, l’étude menée à leur égard par l’artiste et architecte Nicole Larkin laisse entendre le contraire.

 

Entre perte et regain d’intérêt

Lors d’une balade le long du littoral Australien, nombreuses sont les occasions de voir des piscines océaniques. Cependant, concurrencées par les piscines classiques, à l’eau chlorée, ces bassins d’eau salée ont perdu de leur attrait au fil des années. D’ailleurs, la dernière construction date de 1969, il y a donc 50 ans. Il s’agit de celle Yamba dans le New South Wales.

Ce laps de temps a suffi à nous faire oublier les multiples atouts de ce type de piscines qui ont inspiré les écrivains tels que Benjamin Law pour qui une baignade dans une piscine océanique était assimilable à une « expérience spirituelle ».

Majoritairement bâties lors de la grande dépression, les piscines océaniques avaient pour vocation de permettre aux individus ne sachant pas nager, ayant peur des requins ou des vagues, de pouvoir profiter d’une baignade.

Des avantages toujours d’actualité à en croire les propos de Jeff Johnson, conseiller municipal de Ballina, qui affirme : « Les piscines océaniques amènent beaucoup de gens sur la côte pour profiter d’un environnement de baignade océanique sans les risques évidents que présentent les plages et les courants pour ceux qui ne sont pas de grands nageurs. »

Voilà pourquoi les villes de Ballina et Port Macquarie ont l’intention de construire des bassins d’eau salée. D’autres villes telles que Perth, mènent actuellement des études de faisabilité.

 

6 ans d’exploration

Ce regain d’intérêt pour les piscines océaniques est, selon Nicole Larkin, dû en partie à l’explosion des contenus photos sur Instagram. Raison pour laquelle, l’architecte et artiste a exploré pendant les 6 dernières années plusieurs bassins de Nouvelles Galles du Sud.

Etant donné le nombre considérable de bassins présents dans la région, l’architecte a décidé de se focaliser sur les 60 piscines qui bordent l’océan. L’étude qui, a l’origine faisait partie de son Master en architecture, a rapidement pris de l’ampleur et reçu des récompenses telles que le prix des étudiants pour la contribution à la culture, décerné par l’Université de Sydney.

 

Une étude pour inciter à la construction

Le fruit de son périple est la création d’une base de données nommée Wild Edge à destination des collectivités au-delà des frontières de son Etat. Son objectif est double. D’une part, aider les communautés à préserver les infrastructures existantes. D’autre part, inciter les autorités des autres Etats australiens à investir dans des nouveaux projets de construction. Ce qui rend Wild Edge d’autant plus mobilisable par les municipalités du pays est le fait qu’elle comprend des modélisations 3D des bassins. Une technologie jusqu’alors jamais utilisée dans ce contexte. Réalisées sur la base d’image capturées par drones, les modélisations 3D donnent des preuves que le design peut être complémentaire à la nature, créant des structures aussi fonctionnelles que durables.

 

Une tendance qui pourrait s’inverser

Si depuis une cinquantaine d’années, l’avantage a été largement donné aux piscines chlorées qui donnent aux personnes habitant loin du rivage, la possibilité de se baigner ; et ont le mérite de pouvoir être chauffées, la tendance semble prête à s’inverser.

Les piscines océaniques présentent en effet des avantages considérables face aux défis climatiques et financiers actuels. Contrairement aux complexes aquatiques classiques, leur entretien représente un coût « négligeable compte tenu de leur longévité et les nombreux bénéfices qu’elles apportent » précise Johnson, interrogé par nos confrères du Guardian. Sans oublier qu’elles n’épuisent pas les ressources en eau.

Larkin, elle, se prend à rêver d’un avenir où l’on dépasserait la fonction technique de base de ces bassins océaniques pour envisager de faire de ces structures de véritables outils de protection des côtes.

Source: The Guardian


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