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Papillomavirus: la vaccination des garçons à l’étude

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Faut-il vacciner les garçons contre les papillomavirus, virus sexuellement transmissibles qui causent certains cancers? La Haute autorité de santé (HAS) planche sur la question et rendra son avis dans le courant de l’année.

« A titre personnel, je suis favorable à la vaccination des garçons », a indiqué Mme Buzyn, la Ministre de la Santé. Elle à toutefois souligné qu’elle « suivrait l’avis de la HAS ».

Actuellement, le vaccin contre les papillomavirus humains (HPV) est recommandé en France pour toutes les filles entre 11 et 14 ans, mais pas pour les garçons. Il l’est cependant pour les hommes de moins de 26 ans ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes.

Les HPV peuvent être à l’origine du cancer du col de l’utérus, raison pour laquelle il est recommandé pour les filles. Pour les garçons, il peut être à l’origine du cancer de l’anus et de cancers ORL. Agnès Buzyn estime que cette vaccination est donc « bénéfique pour les filles mais aussi pour les garçons ».

En 2016, une étude américaine avait montré que les hommes étaient deux fois plus touchés que les femmes par le cancer de la gorge et de la bouche lié à une infection par un papillomavirus à la suite de rapports sexuels bucco-génitaux.

En Australie, où la vaccination anti-HPV est recommandée pour les garçons, « il y a eu une baisse drastique de la circulation » de ces virus, selon Mme Buzyn.

Par ailleurs, le programme national de dépistage du cancer du col de l’utérus, qui figurait dans le Plan cancer, vient d’être lancé par les autorités sanitaires. Il s’adresse « aux 17 millions de femmes âgées de 25 à 65 ans » et vise à « réduire de 30% l’incidence et la mortalité par cancer du col de l’utérus à 10 ans », selon l’Institut national du cancer (INCa).

Le but est de toucher les 40% des femmes qui ne participent pas au dépistage. Elle recevront par courrier une invitation à réaliser l’examen, avec une relance 12 mois plus tard si cela n’a pas été fait.

Le dépistage consiste à l’analyse de cellules prélevées au niveau du col de l’utérus lors d’un examen appelé frottis.

Selon l’INCA, « 3.000 cas de cancers invasifs du col de l’utérus » sont détectés chaque année en France et « 1.100 patientes en décèdent ».

 

Sources : AFP

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franckprovost
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