fbpx
Copyright LE COURRIER AUSTRALIEN 2016
HomeAFPPollution: à Paris et à Lyon, automobilistes à vos vignettes!

Pollution: à Paris et à Lyon, automobilistes à vos vignettes!

Paris (AFP) – Une semaine après l’introduction des vignettes anti-pollution, Paris a pour la première fois lundi interdit la circulation aux véhicules les plus polluants, pour tenter de réduire un pic de concentrations de particules.Une mesure qui nécessite encore de la “pédagogie” au vu de la première matinée.

L’accès à Lyon et Villeurbanne, concernées par ce fort épisode affectant une large portion du pays, était aussi limité.Mais les vignettes n’étant pas obligatoires dans l’agglomération, l’interdit restait en partie basé sur les plaques d’immatriculation.

A Paris, porte Maillot, les automobilistes ont eu droit à leurs premiers contrôles dès le début de matinée.

Les vignettes de couleur, qui classent chaque véhicule selon son niveau de pollution, sont obligatoires depuis le 16 janvier à Paris.En cas de pic, le trafic peut être régulé ainsi, remplaçant le système de circulation alternée (selon les plaques d’immatriculation, paires ou impaires) à l’efficacité contestée.

Depuis 05H30 lundi, les véhicules non classés (pour la plupart datant d’avant 1997) et de classe 5 (immatriculation entre 1997 et 2001) ne peuvent donc pas circuler dans le périmètre de l’A86.Seuls les véhicules de la classe 1 à 4 et les “zéro émission moteur” peuvent rouler.

“Une certaine tolérance” est encore observée concernant le port de la vignette, explique Françoise Hardy, sous-directrice à la circulation de la préfecture de police.

Un quart des Franciliens l’ont achetée et tous ne l’ont pas reçue, “mais s’ils nous montrent le récépissé, c’est bon”, ajoute-t-elle.”On fait encore de la pédagogie”.

En revanche, les véhicules sans vignette car trop anciens (interdits en journée à Paris) étaient verbalisés.Selon Mme Hardy, 100 contraventions avaient déjà été délivrées à 08h00 (22 à 135 euros selon le lieu et le type de véhicule).

– Décès prématurés –

En parallèle, les autorités recommandaient covoiturage et transports en commun (forfait jour spécial à 3,80 euros).

A Lyon et Villeurbanne, la préfecture a imposé un double système: les véhicules à plaque paire ne peuvent circuler, sauf ceux dotés de vignette zéro émission ou de classe 1 à 3.

De fait, dans le Rhône, où aucune ville n’a rendu les vignettes obligatoires, seules 28.000 avaient été commandées en date de la semaine dernière.

Lundi, 4 points de contrôle ont été installés.”La vignette n’est pas obligatoire à Lyon mais elle est fortement recommandée”, rappelait le commandant de police Rachid Azizi, ajoutant que “la verbalisation était laissée à l’appréciation des policiers”.

“Je serai davantage attentif à l’avenir”, promettait un automobiliste contrôlé avec plaque paire.”J’ai entendu ça pour Paris mais pas pour Lyon”, argumentait un autre.

L’Hexagone est de nouveau touché depuis ce week-end par de fortes concentrations de particules, clouées au sol par une météo combinant anticyclone et absence de vent.

L’Île-de-France est depuis samedi au-delà du seuil d’alerte aux particules (plus de 80 microgrammes/m3; 95 atteints dimanche).Airparif, qui pointe le rôle combiné du chauffage au bois et du trafic routier, prévoit mardi un léger mieux du fait de la météo, mais encore un dépassement du “seuil d’information” (plus de 50 microgrammes/m3).

A l’Est, le pic de pollution s’est étendu dimanche, touchant la majeure partie de Rhône-Alpes.

A Grenoble, qui connaissait lundi son quatrième jour consécutif de pic, la circulation régulée par vignettes n’était pas en vigueur: elle ne pourrait l’être que mardi, au cinquième jour éventuel, selon la métropole.En revanche, la vitesse était limitée à 70 km/h sur les grands axes d’accès.

Des mesures similaires ont été prises dans l’Ouest, à Bordeaux ou à Nantes.Idem depuis lundi dans le Territoire-de-Belfort, le Doubs, le Jura.

Début décembre, Paris mais aussi le Nord ou Rhône-Alpes avaient subi un pic de pollution hivernal inédit depuis 10 ans par sa longueur et son intensité.

La pollution atmosphérique, troisième cause de mortalité évitable, génère 48.000 décès prématurés par an en France, selon Santé publique France.


Source: AFP
Share With:
Tags