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[ PORTRAIT ] – Le Cirque du Soleil : un peu plus près des étoiles avec Anne Weissbecker

Plus de 4 000 spectacles en dix ans, des nouvelles villes tous les deux mois, Anne Weissbecker passe sa vie dans les airs aussi bien par ses voyages que par son métier qui est surtout sa passion. Portrait de cette acrobate aérienne du Cirque du Soleil.

« J’ai toujours aimé voler », nous confie Anne. Quand elle intègre l’école de cirque de Strasbourg à dix ans, c’est « par hasard. Au départ, je voulais faire de la gym mais le club était loin de chez moi. L’école de cirque, elle, à 5 minutes à pied. Ma mère m’a dit que c’était à peu près la même chose. J’ai adoré ». À l’époque, elle teste d’abord toutes les disciplines. Mais très vite, elle se tourne vers le trapèze. Petit à petit, elle développe son côté créatif pour mettre en place de nouvelles chorégraphies et elle explore de nouveaux numéros. Dix ans de pratique plus tard, c’est décidé : elle veut en faire son métier. « Je suis partie à Montréal pour passer les auditions pour intégrer l’École nationale du Cirque. C’était très dur et très compétitif : ils n’acceptent que six étrangers par an ».

« Pour moi, c’était tout simplement un rêve »

Elle se démarque et parvient à entrer dans cette formation qui dure trois ans. Durant le cursus, les élèves pratiquent toutes les disciplines mais doivent choisir une spécialité. Anne a pris la corde. « On apprend absolument tout, le développement technique, les nouveaux numéros ».Elle monte alors son show et part travailler en Europe après l’école. C’est en 2008 qu’elle postule pour une place d’acrobate aérienne pour le Cirque du Soleil. « Même si l’Ecole est indépendante, le Cirque se situe juste en face à Montréal. Et il est mondialement reconnu. Pour moi, c’était tout simplement un rêve », avoue l’acrobate. Dans ce domaine, lorsqu’un artiste est recherché, le profil est très spécifique : de la taille aux compétences. « Le mien correspondait parfaitement ».Elle passe alors cinq ans à Las Vegas dans The Beatles – LOVE avec dix représentations par semaine.

« Personne n’avait jamais fait ça auparavant »

Puis, elle intègre KURIOS. Pour les concepteurs du spectacle, la spécificité du show est d’avoir « un petit twist ». « Alors oui, pourquoi pas voler dans les airs, mais pas en numéro traditionnel. Il fallait quelque chose de plus, de différent », raconte Anne Weissbecker. Avec le vélo, « c’est très intéressant puisque jamais personne n’avait essayé auparavant. Il a fallu tout trouver : comment l’accrocher dans les airs pour qu’il puisse s’envoler, comprendre tous les mouvements pour le faire tourner à l’envers ».C’est ce processus créatif et toutes ses possibilités qui plaît à l’aérienne. « On a eu plein d’idées mais il faut ensuite les mettre en pratique. C’est un vrai vélo avec lequel on peut se baladait dans la rue. C’est-à-dire qu’il n’est pas fait pour l’acrobatie, qu’il est instable, qu’il y a toujours un truc qui bouge. Ce n’est pas comme un trapèze qui n’a qu’une forme ».

5 minutes devant 2 000 personnes émerveillées

Anne Weissbecker a cinq minutes sur scène durant le show. Cinq minutes où elle voit le public, les quelque 2 000 personnes qui se déplacent à chaque spectacle. « J’adore voler. C’est difficile de décrire les sensations que ça me procure. Mais ce que j’aime le plus, c’est voir les expressions des gens. C’est drôle et touchant de les voir oublier un peu le moment qui les entourent ». Car oui, comme le rappelle l’aérienne, « tout le monde sait faire du vélo mais avec cette représentation, je les fais rêver un peu ».

On discuterait bien davantage avec Anne mais il est déjà 14h30, et elle doit partir s’entraîner pour le show de ce soir à Singapour. Encore une fois, elle va s’envoler avant d’atterrir … en Australie, à partir d’octobre.


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