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[ PORTRAIT ] – Louis Séguier, un acteur français de talent à l’Opera House de Sydney

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Originaire de Carcassonne dans l’Aude, Louis Séguier enchaîne depuis quelques années les réussites. Du 8 au 18 mai, il interprète sur les planches de l’Opéra de Sydney le rôle d’Henri dans la pièce Mosquitoes écrite par la dramaturge britannique Lucy Kirkwood. L’occasion pour le Courrier Australien de revenir sur son parcours aussi fascinant qu’atypique. 

« C’est tout simplement le meilleur métier du monde » nous glisse Louis Séguier, actuellement en résidence à l’Opéra House de Sydney et qui semble encore surpris par sa réussite en Australie.

Car rien ne prédisposait ce passionné de Quentin Tarantino à poser ses valises en Australie pour y faire carrière. D’un père franco-espagnol et d’une mère britannique, le jeune Louis Séguier grandit à Carcassonne avant de partir avec sa famille à l’âge de 15 ans à Norwich en Angleterre.

« Pensionnaire à la Harry Potter» au sein du prestigieux Wymondham College pendant trois ans, il décide après son baccalauréat de s’engager un an à la Norwich University of Arts. Durant cette période, il travaillera comme photographe et portraitiste à Londres.

Tous les chemins mènent à Sydney

Nous sommes alors en 2002, Louis a 20 ans et il est attiré par la scène. « Déjà mon père avait une caméra et ensemble on faisait des petites saynètes pour s’amuser» nous confit-il.

Après avoir triomphé des trois tours de sélection, il intègre la Classe Libre du Cours Florent à Paris. Il restera à la prestigieuse école de l’Avenue Jean-Jaurès pendant 4 ans puis il enchaînera les tournées durant 5 ans. En parallèle, il réalise ViperCops, un western-spaghetti déjanté inspiré de série B.

Puis, peu de temps après la sortie de son premier long-métrage, il décide de prendre la route et atterrit à la Réunion.  C’est l’occasion pour lui de se familiariser avec la post-production dans des projets télévisuels. Il découvrira l’Australie lors d’une année de Working Holiday Visa au sein de la société de production Entitle Films.

Sa soeur, une Sydneysider qui dirige de main de maître une société représentant une large collection d’hôtels de luxe, lui propose de s’y établir et de passer les auditions du célèbre National Institute of Dramatic Arts ( NIDA ).

 

Louis, alors tenté par un projet d’atelier théâtral à Madagascar, passe sans trop y croire les auditions d’une institution ayant formé entres autres Mel Gibson et Cate Blanchett. Il réussit haut la main l’exercice, et renoue ainsi avec la théâtre de la plus belle des façons. Sa carrière en Australie entre dans une nouvelle dimension.

Une fois installé sur l’île-continent, il collabore avec Stephen Sewell et Jim Sharman avant de jouer les premiers rôles dans Why Would I Lie, sélectionnée lors de la sélection officielle du Tropfest en 2016.

Entre France et Australie : un parcours dramatique complet

Pour autant, il n’imagine pas faire carrière en Australie sans de fréquentes collaborations avec la France. « C’est en quittant la France qu’on se rend compte qu’elle offre des choses sympas, notamment en terme de subventions publiques » s’amuse Louis Séguier qui envisage de prendre un agent dans l’Hexagone.

Premier Français à intégrer le NIDA ( il sera suivi par la fille de Francis Lalanne ), Louis s’épanouit en tant qu’acteur et parfait sa formation en mise en scène. Il y apprendra beaucoup : « les Australiens jouent à l’anglo-saxonne : beaucoup de travail autour des personnages, des gros bosseurs contrairement à l’Europe où l’amour du texte prime » nous glisse-t-il.

Une formation dramatique complète et exhaustive qu’il pourrait mettre à profit dans des futurs programmes d’échanges avec la France ? Il n’exclut pas l’idée : « Ce serait génial en effet de mettre mon expérience au service des étudiants du Cours Florent ou du Conservatoire National de Paris » avoue-t-il. Il n’y plus qu’a…

Billet : ICI


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franckprovost
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