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Pour les 10 ans de Franck Provost Paris en Australie, rencontre avec Olivia et Fabien Provost

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A l’occasion des 10 ans de l’ouverture des salons Franck Provost Paris en Australie, Fabien et Olivia Provost, les enfants du célèbre coiffeur français, se sont rendus à Sydney pour fêter cet anniversaire en compagnie de Jean-François Carré, à l’origine du développement de la marque dans le pays du blond et des mèches.

Les enfants de Franck Provost sont aujourd’hui au cœur de l’entreprise de leur père. Fabien est directeur artistique de la marque, mettant son talent au service du développement de nouvelles collections. Olivia est directrice communication de Provalliance, groupe mondial qui rassemble douze enseignes de salons de coiffure et d’instituts de beauté dont celle de Franck Provost. Les deux nous rejoignent dans le nouveau salon de coiffure Franck Provost Paris à Barangaroo entre Darling Harbour et le CBD. On retrouve également Jean-François Carré, en charge des franchises Franck Provost Paris en Australie.

Retour avec eux sur ces 10 années de développement en Australie, les projets futurs et la gestion familiale de l’entreprise.

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De gauche à droite : Jean-François Carré ; un des coiffeurs du salon de Barangaroo ; Olivia Provost ; Fabien Provost./ Photo Tara Britton

Vous êtes à Sydney à l’occasion des 10 ans de la marque Franck Provost Paris en Australie. Quel bilan pour cette aventure australienne jusqu’ici ? 

Fabien Provost : Pour nous c’est formidable d’être installé dans ce pays. Cet anniversaire représente beaucoup d’émotions. Lorsqu’on s’est implanté ici, personne ne nous connaissait. 10 ans plus tard, grâce au travail de Jean-François, la marque est connue, on a de la visibilité. Mais Jean-François, qui a commencé l’aventure ici, peut sans doute vous en parler mieux que moi.

Jean-François Carré : On commence effectivement à avoir de la visibilité sur Sydney. C’est la ville dans le monde où il y a le plus de salons Franck Provost Paris en dehors de la capitale française. C’est vraiment gratifiant d’être arrivé à ce résultat après le long chemin que l’on a parcouru. Au début, quand on disait « Franck Provost » personne ne comprenait, les gens ne savaient même pas le prononcer. Maintenant, il n’y a pas une soirée où l’on se rend où les gens ne connaissent pas la marque.

Pourquoi avez-vous choisi Sydney ?

Jean-François Carré : Pour être honnête, c’est un choix personnel. Avec mon ami on est parti en vacances en Australie et on est tombés amoureux de cette ville. Sydney est très spéciale, avec cette envergure internationale, ses plages si facilement accessibles, le climat, la bonne humeur des habitants, etc. On a voulu lancer notre propre business plutôt que de chercher un travail. Et pour ça, quoi de plus motivant comme projet que de développer une belle marque française en Australie !

Fabien Provost : Je pense en effet que la marque a du sens à Sydney. La clientèle que l’on peut coiffer ici est la même qu’en France.

Jean-François Carré : Oui, Franck Provost est l’expert du blond même si c’est le coiffeur de toutes les femmes. Au départ, la spécialisation était surtout sur cette couleur, le balayage, les mèches, ce qui se confond très bien avec les désirs de la clientèle australienne.

Justement, les produits et services proposés dans les salons australiens sont-ils différents de ceux que l’on trouve en France ? 

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Le nouveau salon Franck Provost Paris situé à Barangaroo à Sydney./ Photo Tara Britton

Fabien Provost : C’est exactement pareil !

Jean-François Carré : C’est ça, il y a juste un décalage de collection puisqu’on est obligé de s’adapter aux saisons. En fait, on fonctionne comme toute entreprise faisant partie de la mondialisation : on travaille avec des concepts universels dupliqués dans tous les salons de coiffure Franck Provost Paris dans le monde, mais on garde toujours des adaptations au marché local. Il y a donc des petites différences qui tendent à s’effacer au fil du temps. Par exemple, au début on a eu du mal à développer le balayage ici, car pour les Australiennes il était trop léger. 10 ans plus tard, tout a changé : elles adorent cette touche française qu’on appelle le « naturel travaillé ».

Fabien Provost : En plus, les formatrices de nos équipes en Australie sont envoyées en France pour s’initier aux techniques françaises et ensuite transmettre le savoir Franck Provost aux équipes locales. Tout est donc fait pour que la qualité et le résultat soient les mêmes dans n’importe quel salon du monde.

Selon vous, cette touche française est-elle la raison du gros succès de la marque en Australie ? 

Olivia Provost : Oui, Jean-François a vraiment suivi le modèle français basé sur la satisfaction client, c’est à dire que la star ce n’est pas le coiffeur, mais le client. La priorité totale est accordée à sa satisfaction. On souhaite rendre la beauté et le luxe accessibles. Franck Provost est aussi bien le coiffeur des stars défilant sur le tapis rouge à Cannes que de toutes les femmes en Australie.

Jean-François Carré : Et puis, à l’heure du digital, on est également très attentif à notre e-réputation. Pour nous l’objectif est de ne pas avoir une note sur Google inférieure à 4,3 / 5. Actuellement, aucun des 17 salons en Australie n’est en dessous des 4,4. C’est très important pour nous, puisque dans la coiffure la notion de confiance est essentielle. La relation d’une femme avec ses cheveux est très intime, donc je pense que nos clientes sont très attentives aux notes et commentaires qu’elles voient et vérifient sur Internet avant de franchir les portes de nos salons. Comme dirait Franck Provost, cette marque est une promesse faite à la cliente. Il est donc impossible qu’elle soit déçue : il faut assurer.

En dehors de Sydney, où retrouve-t-on des salons de coiffure Franck Provost Paris en Australie ?

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La nouvelle gamme de produits « J’aime my » bientôt disponible chez Priceline./ Photo fournie

Jean-François Carré : Nous sommes aussi présents à Townsville et à Melbourne. Les deux villes ne possèdent chacune qu’un seul salon Franck Provost Paris, mais une de nos priorités est de se développer à Melbourne. La ville a un gros potentiel car elle est européanisée et on y retrouve un goût très prononcé pour la mode. Nous sommes donc à la recherche de partenaires franchisés là-bas.

Fabien Provost : L’objectif n’est pas uniquement de multiplier le nombre de salons à Melbourne, mais de trouver les bons partenaires pour instaurer un climat stable.

Jean-François Carré : On lance aussi le mois prochain une nouvelle gamme de produits capillaires regroupés sous la marque « J’aime my » qui nous aidera à préparer le terrain et développer notre notoriété à Melbourne. Les clients pourront les retrouver en exclusivité sur Priceline, une des plus grosses enseignes de pharmacie en Australie. Ces produits font partie d’une formule professionnelle mais à un prix plus accessible que les produits vendus exclusivement en salon. Sur le long terme, les clients pourront ensuite retrouver la gamme « J’aime my » dans les 370 magasins Priceline.

Qu’est ce qui vous a poussé à rejoindre l’entreprise familiale ? 

Fabien Provost : J’ai baigné dans le monde de la coiffure durant toute mon enfance. Puis, honnêtement les études m’ennuyaient un peu, donc un jour j’ai dit à mon père que je voulais essayer. La seule chose dont j’étais certain c’est que je ne voulais pas faire un métier qui ne me plaisait pas. J’ai donc commencé la coiffure comme tout le monde et j’ai gravi les échelons petit à petit. Je suis aussi parti à l’étranger à New York et à Londres pour améliorer mon anglais et me former à d’autres techniques. Puis en revenant, j’ai dirigé un salon et j’ai commencé à participer aux shooting photos avec mon père. De fil en aiguille, je suis arrivé à ce poste de directeur artistique. J’ai de la chance car je trouve que c’est un métier très riche : je suis en salon, en shooting, en réunion et je voyage. C’est cette diversité qui me plaît aujourd’hui.

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Fabien et Olivia Provost devant le salon de coiffure à Barangaroo./ Photo Tara Britton

Peut-on dire que la gestion familiale de l’entreprise est le secret de la réussite de la marque ? 

Fabien Provost : C’est vrai qu’on a confiance les uns envers les autres, on se comprend bien, on a les mêmes goûts et on marche dans un intérêt commun. Après il n’y a pas que mon père, ma sœur et moi-même : il y a toute une équipe derrière qui est là depuis longtemps et qui apporte de la stabilité. Donc quand on parle de famille, c’est au sens large. Ce qui fait notre force c’est cette cohésion d’équipe depuis des années. La coiffure a aussi un côté humain, il faut savoir travailler en équipe. Prenez le cas de l’Australie : le succès n’est pas venu d’un claquement de doigt. On s’est tout de suite bien entendu avec Jean-François, il y a eu une connexion entre nos idées, et aujourd’hui le résultat est là.

« Coiffer une cliente ou une star, pour nous le plus important c’est de voir cette personne satisfaite à la fin »

Fabien, vous avez coiffé de nombreuses stars comme Penelope Cruz, Eva Longoria, Paris Hilton, ou encore David Guetta, et vous avez participé à de grands événements comme le Festival de Cannes. Que retirez-vous de ces expériences ?

Fabien Provost : C’est toujours gratifiant de pouvoir participer à un festival comme celui de Cannes. Et puis, pouvoir coiffer des stars qu’on ne voit qu’à la télé, on en retire évidemment du plaisir. Mais ce qui est drôle, c’est qu’entre coiffer une cliente ou une star, pour nous le plus important reste de voir cette personne satisfaite à la fin. Les enjeux ne sont pas les mêmes, mais les deux ont la même valeur.

Des petites anecdotes à partager ?

Fabien Provost : Laissez-moi réfléchir quelques instants… Ah oui je sais. Une fois je suis monté dans un jet privé pour l’Italie avec pour mission de coiffer Diane Kruger dans les airs pendant le court trajet jusqu’à Cannes. Tout seul, sans pouvoir tenir debout et sans électricité, ça n’a pas été une mince affaire… Mais on l’a fait !

Propos recueillis par Tara Britton


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