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[ PRATIQUE ] Comment financer son voyage en Australie

Grâce à la possibilité d’y avoir un Permis Vacances-Travail (PVT) et d’y rester un an, l’Australie fait partie des destinations préférées des Français. Mais entre le prix des billets d’avion et la vie sur place, il faut un minimum préparer son voyage avant de décoller. On vous explique comment ne pas se ruiner tout en profitant de son expérience. 

L’Australie étant à l’autre bout du monde, il est nécessaire de se renseigner sur le pays avant de prendre son envol. Difficile de prendre le premier train pour retourner chez ses parents si on se retrouve sans rien. Difficile aussi d’enchaîner les nuits chez des amis qui nous dépannent si on ne connaît personne. La première chose à savoir : la monnaie est le dollar australien (1AUD = 0,61 euros). Si vous pensez faire des économies, optez pour une autre destination à la porter de votre bourse. Se loger en ville peut très vite se compter en centaines de dollar la semaine pour une colocation. Le transport est aussi à prendre en compte. Le pays étant très vaste, 7,7 millions de km2, ce sera soit l’avion, soit le van pour se déplacer. En ville, notamment à Sydney, les abonnements trains/métros/bus n’existent pas mais le débit de votre carte de transport est limité à 50$ par semaine (voir article sur le sujet : ici). Niveau nourriture, les prix restent à peu près semblables à ce que l’on trouve en France tout comme les forfaits téléphoniques. Alors, comment s’organiser?

Anticiper

“J’ai d’abord travaillé en France plusieurs mois pour mettre de côté”, raconte Laura, en Australie depuis trois mois. Cette solution est la plus raisonnable et la plus prudente sachant que lors de la demande de PVT, il est demandé d’avoir un minimum pour pouvoir vivre dans le pays. “J’ai acheté les billets d’avion bien en avance pour ne plus avoir à m’en préoccuper, pareil pour mon assurance, continue la jeune femme. Puis, je suis arrivée à Melbourne, l’auberge était déjà payée avec un compte Genius booking, encore une façon de faire des économies.

D’autres ont carrément décidé de changer de mode de vie en France pour se permettre de partir comme témoigne Julie : “On oublie les soldes, on fait de la récupération, on achète seconde main, on revend ce qu’on ne garde pas, on éteint les prises et les lumières, on chauffe à 18ºC en hiver, on fait ses gâteaux maisons au lieu d’acheter des tonnes de paquets, on arrête de fumer et on décide de faire du sport à la maison plutôt qu’à la salle ! J’ai aussi changé de forfait téléphonique pour un moins cher et vendu la voiture et tous les meubles avant de partir.” “On peut aussi installer une jarre à voyage que tu regarderas se remplir au fil de tes économies”, ajoute Florine adepte également de cette pratique.

Les économies servent souvent pour financer un road trip avant de commencer à travailler.

Travailler sur place

Souvent, après quelques semaines d’acclimatation pour s’installer et voyager dans le pays, il est assez facile de trouver un emploi pour ensuite vivre sur place sans problème.

Uber eats

Tout comme en France, les livreurs à vélo se multiplient dans les villes australiennes. Et à Sydney, la plateforme fonctionne très bien. En plus, pas de contrainte d’horaire en tant qu’indépendant. Il vous suffit d’avoir un vélo, un casque et tout le matériel de livraison (voir article sur : comment circuler à vélo dans Sydney). Sur les groupes de Français en Australie sur les réseaux sociaux, il y a de nombreuses annonces pour racheter la panoplie UberEats. Plus d’informations : ici.

En construction 

En plus d’avoir beaucoup d’offres, les emplois dans la construction sont vraiment bien payés (aux alentours de 30$ de l’heure, contre 19,49$ au salaire minimum). Après, reste à voir si le rythme vous convient. Les journées peuvent aller jusqu’à 12 heures de labeur.

Dans les restaurants français

Pour les Australiens, la culture du café est importante. Donc si vous n’avez jamais été barista, difficile de vous faire embaucher comme tel. Privilégiez alors les emplois dans des restaurants français pour commencer.

Les fermes

Physique, répétitif, mais très enrichissant pour ceux qui veulent découvrir la nature authentique australienne. Il existe des fermes pour la récolte des fruits, des légumes ou dans l’élevage animalier.
Le salaire est correct et le coût du logement souvent assez bas. Le travail peut être de quelques semaines à quelques mois. Et point important, travailler en ferme permet d’obtenir un second PVT (à condition d’avoir accumulé 88 jours de travail).

 

Etre au pair ou HelpX

Alexandra a contacté au moins un mois en avance sa famille d’accueil avant d’atterrir, une façon pour elle de “ne pas arriver complètement seule” dans cette expérience. “Je recherchais aussi à être immergée dans une famille australienne, car pour moi c’était très important de découvrir une autre culture, une autre façon de vivre”, raconte Alexandra. En plus d’être avec des habitants du pays et de bénéficier de leur culture et de leurs bons plans, c’est une façon d’être logé, nourri, blanchi tout en pratiquant la langue. D’autant que la durée de cette expérience peut varier. Vous pouvez ensuite la continuer mais dans un tout autre domaine. Il me reste à présent encore 5 mois en Australie et j’aimerais profiter de ces 5 mois pour trouver un stage, ou un temps partiel dans le domaine de l’événementiel,  plus exactement celui du mariage”, partage Alexandra. Si vous aimez les enfants, c’est le bon plan !

Dans le même genre de plan, il existe HelpX. En échange de travaux de 3 à 6 heures par jour, vos hôtes vous nourrissent et vous logent. Les tâches proposées sont variées : faire le ménage, garder des enfants, travailler sur un bateau, s’occuper d’animaux, travaux manuels ou agricoles…

Les autres solutions de secours

Si vous êtes étudiants, il est possible de trouver une entreprise qui vous prendra en tant que stagiaire. Vous pourrez alors recevoir une paie ou une gratification. Avant d’accepter l’offre, pensez au coût de la vie, mentionné précédemment.

Toujours si vous êtes étudiants, il est possible de bénéficier de prêts à taux très avantageux. C’est un investissement et peut-être un risque, mais il est vite possible de travailler pour le rembourser. Autant saisir l’occasion s’il est encore temps.

Autre financement, mais sans intérêt (normalement). Vous avez la chance d’avoir des parents qui vous soutiennent financièrement sans que vous n’ayez à vous soucier du reste. Chanceux !

Le begpacking, c’est quoi ?
Le site d’informations Konbini en parlait en 2017, le site australien traveller.com vient d’en faire un article : le begpacking peut-être une façon de financer son voyage. Le terme vient d’un jeu de mots à partir du verbe “to beg”, mendier en anglais, et “backpacker”, le voyageur au gros sac à dos.

Souvent jeunes et occidentaux, ces voyageurs entreprennent des voyages mais n’ont pas les fonds suffisants. Ils décident alors de vendre à la sauvette ou de jouer de la musique dans la rue pour continuer leur expérience. Dans le même genre et sous la même détermination, des baroudeurs exploitent les sites de financement participatif tel que “Gofundme”, pour que les internautes les aident à payer leurs frais de tourisme. Très décriée par les populations d’Asie du Sud-Est, la pratique reste assez culottée et ne favorise pas forcément l’intégration. En témoigne Maisarah Abu Samah, Singapourienne dans la rubrique des Observers de France24 : Pour nous, c’est très bizarre, on ne comprend pas qu’on puisse demander de l’argent aux autres pour voyager. Mendier n’est pas un acte très valorisant, ceux qui le font sont vraiment dans le besoin : c’est pour acheter de la nourriture, payer leur scolarité ou celle de leurs enfants, rembourser des dettes… Mais pas pour quelque chose qui est considéré comme un luxe !”


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