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Prochaine mission du porte-avions Charles-de-Gaulle en Asie mais pas en mer de Chine

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Le porte-avions français Charles-de-Gaulle appareillera en mars-avril pour une mission dans l’océan Indien, avec une escale à Singapour, a indiqué jeudi le ministère des Armées, mais sans naviguer jusqu’en mer de Chine méridionale, zone de tension avec Pékin.

L’unique porte-aéronefs français quittera Toulon, dans le sud-est de la France, pour se placer dès mars-avril en « prépositionnement stratégique » en Méditerranée avant de participer en mai à l’exercice franco-égyptien « Ramsès » puis à l’exercice franco-indien « Varuna » en juillet, a indiqué le colonel Guillaume Thomas, porte-parole adjoint de l’état-major des Armées, lors d’une conférence de presse.

Le groupe aéronaval constitué autour du Charles-de-Gaulle « marque par là l’intérêt que la France porte à ces zones (l’océan Indien et l’Asie-Pacifique, ndlr), qui ont été définies comme des priorités », a-t-il précisé.

Il n’est cependant « pas prévu », selon le colonel, que le Charles-de-Gaulle aille en mer de Chine, où les revendications de Pékin sur plusieurs îles créent des tensions avec les pays voisins.

Le groupe aéronaval, notamment composé de vingt avions Rafale Marine, participera aussi à un exercice avec la Marine japonaise dans l’océan Indien, selon le colonel Thomas.

Le renforcement du partenariat militaire naval avec le Japon et l’Inde est un des axes du déploiement statégique français en Indo-Pacifique, région qui recouvre les zones maritimes de l’océan Indien, du Pacifique Sud et les eaux baignant l’Océanie et l’Asie du Sud-Est.

La France cherche à ancrer sa présence en Indo-Pacifique depuis le voyage d’Emmanuel Macron en Inde et en Australie dans l’année qui a suivi son élection en 2017.

Cette action passe en particulier par le renforcement de liens industriels militaires avec des acteurs clés de la région, comme l’Australie, qui a récemment signé un contrat pour 12 sous-marins français, et l’Inde, acheteuse d’avions de combat français Rafale.

Sur le volet concernant plus strictement les forces armées, la France vise un renforcement du partenariat militaire naval avec le Japon, qui entretient des relations parfois compliquées avec la Chine.

La mission navale française, baptisée Clémenceau, sera épaulée par des bâtiments de plusieurs marines étrangères : le Danemark, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, l’Australie et le Portugal, a précisé le colonel Thomas.


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