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Quatre ans avant Macron, quel bilan pour le voyage d’Etat en Australie de François Hollande ?

franckprovost

Emmanuel Macron arrive ce mardi en Australie pour un voyage d’Etat de trois jours. C’est la deuxième visite officielle d’un chef d’Etat français sur le sol australien, après celle de François Hollande en 2014. Retour sur le bilan de la première visite officielle d’un président français en Australie. 

Il y a quatre ans, François Hollande, était le premier président français à réaliser ce voyage d’Etat en Australie. Cette bizarrerie historique est notamment liée aux essais nucléaires français réalisés en Polynésie jusqu’en 1995, qui ont quasiment rompu les relations entre les deux pays. Celles-ci ont ensuite été renouées à la fin des années 1990 lors de l’opération internationale au Timor oriental, durant laquelle les forces armées françaises avaient participé à une opération de l’ONU sous commandement australien.

Lors du voyage officiel de François Hollande, les deux pays ont même retrouvé des intérêts communs. A l’époque, cette visite était marquée par le regain de la menace terroriste, mais, aussi, par la célébration du centenaire du début de la Première Guerre mondiale. Le renforcement des liens économiques entre les deux pays étaient également à l’ordre de ce voyage.

Consolider les liens historiques et actuels face aux menaces 

Durant toute l’année, l’ex-président français avait multiplié les commémorations pour le centenaire du début de la Première Guerre mondiale. Lors de cette visite en Australie, il avait veillé à rendre hommage aux soldats australiens ayant combattu sur le sol français. A l’encre noire, François Hollande avait pris le temps de laisser ces quelques mots sur un livre au mémorial de Canberra : « avec l’expression de la gratitude de la France à l’égard des soldats australiens morts pour la liberté ». Pour renforcer leur passé commun, les chefs d’Etat australien et français de l’époque avaient également planté un chêne mêlant terres australienne et française.

Mais à cent ans d’écart, c’était surtout la guerre actuelle contre l’Etat islamique (EI) qui avait occupé les discussions entre les deux hommes. Les deux pays étaient – et sont toujours – engagés dans la coalition internationale menée par Washington contre l’organisation terroriste. Les deux chefs d’Etat s’étaient dits « alliés dans la lutte contre le terrorisme » et avaient réaffirmé leur collaboration dans ce domaine avec des échanges d’informations.

La participation d’une délégation d’entreprises françaises pour renforcer les liens économiques 

Il était également question de guerre, mais cette fois au niveau économique avec le marché des sous-marins et le souhait de l’Australie de renouveler sa flotte de guerre. La France s’était alors positionnée sur ce contrat d’une somme de 50 milliards de dollars en concurrence avec l’Allemagne et le Japon. François Hollande avait profité de son voyage pour rappeler la relation centenaire des deux pays et faire pencher la balance du côté français. Bien vu puisqu’en avril 2016, la France a remporté ce contrat de 35 milliards d’euros, dont 8 milliards devraient revenir aux entreprises de l’Hexagone.

L’ex-président français était accompagné lors de sa visite par plusieurs grands patrons français, comme Guillaume Pépy ou encore le président de la SNCF, avec l’ambition de se positionner sur différents marchés australiens, comme celui des infrastructures ou des télécommunications. Mais aucun contrat n’a depuis été annoncé.

Enfin, c’est également lors de ce voyage d’Etat qu’avait été évoquée pour la première fois la possibilité d’adopter un accord de libre-échange entre l’Australie et l’Union européenne. Cette idée était restée au stade de la déclaration d’intention. Depuis, il a germé dans les esprits et sera aujourd’hui l’un des principales sujets de discussions entre Emmanuel Macron et Malcom Turnbull.

Sources : www.lemonde.frwww.liberation.fr


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