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Réfugiés: la Papouasie veut rompre un contrat controversé avec une compagnie australienne sur l’île de Manus

Le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée veut rompre un contrat controversé avec une compagnie australienne chargée d’assurer la sécurité sur l’île de Manus, où sont relégués des centaines de réfugiés rejetés par l’Australie, a annoncé à l’AFP le ministre de l’Immigration, Petrus Thomas. 

Ce contrat de 420 millions de dollars australiens (257 millions d’euros) lie les autorités de Port Moresby à la compagnie Paladin Holdings, pour assurer la sécurité et d’autres services dans les trois “centres de transition” pour migrants de l’île de Manus, située dans l’océan Pacifique au nord de la Papouasie.

Le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée a l’intention de “rompre le contrat avec Paladin d’ici la fin du mois” et de lancer un “processus d’appel d’offres transparent” privilégiant les entreprises locales, a déclaré M. Thomas.

Peu connue, faiblement capitalisée et sans grande expérience dans son domaine, Paladin est liée à un influent homme politique de Papouasie-Nouvelle-Guinée. En avril, le contrôleur général australien Grant Hehir a ouvert une enquête sur les conditions dans lesquelles le contrat de l’île de Manus lui a été attribué.

L’Australie mène depuis 2013 une politique très dure, critiquée par l’ONU, envers les migrants et réfugiés. Elle n’accepte aucun boat people sur son sol, même ceux qui remplissent les critères du droit d’asile. Les réfugiés qui ne sont pas directement refoulés en mer sont envoyés dans des camps sur des îles du Pacifique, Manus ainsi que Nauru, avec interdiction de s’installer en Australie.

Quelques 800 réfugiés au total vivent depuis plusieurs années dans des conditions très dures sur ces îles, dont environ 600 dans des “centres de transition” sur Manus après la fermeture en 2017 du camp qui y était géré par l’Australie, selon des estimations officielles.


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