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Retour de la rougeole à Sydney : ce qu’il faut savoir

Une nouvelle alerte à la rougeole a été lancée à Sydney, cette fois dans les quartiers de Newtown, dans le CBD et dans le North Shore. Les dernières datent de janvier et de mai. 

L’homme infecté, qui a annoncé avoir été vacciné durant son enfance, revient d’un voyage en Asie du Sud-Est. Entre le 30 juin et le 8 juillet, il a visité de nombreux endroits dans le North Shore, l’Inner west et le CBD, alors qu’il était infecté. Dans cet article, vous pouvez retrouver son itinéraire précis. NWS Health a indiqué qu’aucun des lieux visités par l’homme en question ne pose de risque permanent. Les symptômes peuvent apparaître sous les 18 jours suivant l’exposition, ce qui veut dire que les personnes qui étaient dans le même espace sont susceptibles d’avoir le virus et une apparition des symptômes jusqu’au 26 juillet. La maladie se manifeste par une forte fièvre, les yeux douloureux, de la toux pendant plusieurs jours suivis d’une éruption cutanée sur le visage puis sur tout le corps. Il n’existe aucun traitement spécifique, tout ce qui est prescrit étant pour atténuer les symptômes.

Pourquoi est-ce important ?

Ce n’est pas réellement un “retour” de cette maladie. Grâce au vaccin apparu dans les années 1980 dans de nombreux pays, le nombre de malades avaient considérablement baissé depuis 30 ans. « La rougeole a toujours été une maladie qui évolue par cycle. Il y a toujours des années d’épidémies qui sont ensuite suivies de périodes plus calmes », indique le docteur Antona dans une interview du journal La Croix.

Mais la maladie est très contagieuse. La rougeole est due à un virus respiratoire qui se transmet par la projection de gouttelettes salivaires ou respiratoires. Si l’homme qui parcourait Sydney s’est mis à tousser ou à éternuer autour de vous, il est donc possible que vous soyez contaminé.

Il ne faut cependant pas s’inquiéter. Dans la très grande majorité des cas, les complications restent bénignes, comme diarrhée ou otite. Il est arrivé de voir une évolution de la maladie chez les enfants avec des pneumopathies et des encéphalites (inflammation du cerveau) chez les adultes.« En dehors d’une femme de 60 ans, toutes les autres personnes décédées étaient jeunes, entre 10 et 30 ans. Et parmi elles, sept avaient un problème immunitaire qui rendait impossible leur vaccination. Toutes les personnes qui sont dans ce cas doivent donc impérativement être protégées par leur entourage qui doit être vacciné. C’est aussi pour protéger les plus fragiles qu’il faut être protégé », avait indiqué en 2017 le docteur Antona toujours dans La Croix. Ce sont dans les pays les plus défavorisés que la maladie est la plus meurtrière.

La maladie touchant plusieurs états du pays, l’Australie avait lancé une campagne de vaccination le 9 avril dernier s’inquiétant du nombre de 83 malades recensés depuis janvier contre 103 pour l’ensemble de l’année dernière.


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