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SANTE : quand les technologies transforment le corps humain

Une récente étude menée par des chercheurs australiens a révélé qu’une grande partie des jeunes pourraient développer des malformations à l’arrière de la tête en raison de leurs usages trop fréquents de smartphones et tablettes.

 

Des personnes âgées aux jeunes générations

C’est en analysant des centaines de radiographies réalisées sur des jeunes âgés de 18 à 30 ans que les chercheurs australiens ont fait une découverte des plus surprenantes. Près de la moitié des cobayes ont développé une croissance osseuse derrière la tête. Les résultats de cette étude sont étonnants puisque cette caractéristique anatomique était jusqu’alors généralement observée chez les personnes âgées qui, durant leur vie, ont adopté de mauvaises postures, porté des charges importantes ou ont connu de longues périodes de stress.  “Ces résultats sont surprenants parce qu’ils prennent généralement des années à se développer et qu’ils sont plus susceptibles d’être observés dans la population vieillissante.” affirme le Dr Shahar à l’origine de l’étude.

 

Un même symptôme, des causes différentes

Si les jeunes générations sont aujourd’hui sujettes à l’apparition des mêmes excroissances crâniennes que les personnes âgées, les causes sont divergentes. Effectivement, la poussée de cornes derrière la tête est certainement due à l’utilisation des technologies qui tiennent dans la main tels que le smartphone ou la tablette, obligeant les jeunes à incliner la tête vers l’avant pour avoir les yeux rivés sur l’écran, et ce, plusieurs heures par jour. Comme l’indique le Dr Shahar : “Nous émettons l’hypothèse que l’augmentation soutenue de la charge au niveau de cet attachement musculaire est due au fait que le poids de la tête se déplace vers l’avant avec l’utilisation des technologies modernes pendant de longues périodes de temps “.

Pour se persuader que l’origine du problème n’avaient pas d’autres causes,  les chercheurs ont même soumis les individus à des IRM. Le résultat fut sans appel: les caractères génétiques et accidentels de ces excroissances sont à exclure.

Les premières recherches relatives à cette pathologie avaient été réalisées il y a deux ans, par Dr David Shahar et le Pr Mark Sayers de l’université de la Sunchine Coast. Elles avaient fait office de premier avertissement. Mais c’est un article de la BBC publié la semaine dernière sur les effets de l’utilisation accrue de technologie sur le corps humain qui a tiré la sonnette d’alarme en reprenant les résultat de cette récente étude. Et pour cause, 41% des individus faisant partie de l’expérience présentaient une masse osseuse en forme de corne à l’arrière de la tête, mesurant entre 10 et 30 millimètres alors qu’en temps normal ces éperons osseux ne mesurent que quelques millimètres à en croire les experts.

Corriger les mauvaises postures dès le plus jeune âge

Il n’est pas l’heure de paniquer puisque cette excroissance osseuse qui apparaît chez les jeunes générations les plus avides de technologies, n’est pas dramatique. “Le fait est que la bosse n’est pas le problème, la bosse est un signe d’une mauvaise posture sur le long terme, qui peut être corrigée très simplement “, a déclaré le Dr Sayers.

Maintenant que le diagnostique est posé, il s’agit de mettre les moyens pour contrer cet effet pervers et éviter que les technologies finissent pas sculpter le corps humain sur le long terme. Les chercheurs ont dores et déjà des pistes de solutions pour s’attaquer au problème dès les premières années passées sur les bancs de l’école.

Prenons donc le taureau par les cornes avant qu’il ne soit trop tard!

 

Source: News.com.au


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