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SYDNEY: La première Ministre veut revoir les lois sur le lockout

Sortir à Sydney c’est possible, mais pas idéal car les bars et boîtes ferment tôt, et ce n’est pas nous qui allons vous l’apprendre. Mais la donne est sur le point de changer. 5 ans après avoir été mises en place, les lois sur les « lockout » à Sydney, sont dans le collimateur du gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud.

 

Des lois qui datent de 2014

Sydney ne serait rien sans son opéra, son Harbour Bridge et ses multiples bars et boîtes de nuit. Oui, mais il y a un « mais ». Sydney est connue – et critiquée – pour ses établissements nocturnes qui ferment tôt. Et pour cause, ils font l’objet des lois sur le “cadenassage” – « lockout » pour les anglophones – qui ont fait leur apparition en 2014.

C’est suite à la mort de Daniel Christie et Thomas Kelly à Kings Cross cette année là que le gouvernement en place avait pris la décision de réglementer les accès aux lieux fréquentés par les plus festifs. En pratique, ces lois interdisent d’entrer après 1h30 dans les zones de Kings Cross, Darlinghurst, Cockle Bay, The Rocks et Haymarket, et les clients ne peuvent pas acheter de boissons alcoolisées après 3h du matin.

 

L’intérêt économique avant l’aspect sécuritaire

Bien que le gouvernement O’Farrell ait justifié son action par l’aspect sécuritaire de la manœuvre, ces lois ont reçu des critiques de tout bord. Et ce sont notamment les pertes économiques qui créent la polémique. L’abrogation de ces lois étaient d’ailleurs l’une des points d’orgue du programme des Shooters, Fishers and Farmers lors de la campagne électorale de cette année. Revendiquant que « s’il y a un problème de violence et de maintien de l’ordre, réparez-le, mais ne fermez pas les lieux.»

Aujourd’hui, c’est au tour de la Première Ministre de l’Etat du New South Wales, Gladys Berejiklian, d’ordonner une révision de ces lois pour « faire le point » sur ces règles tant controversées. Dans la même démarche,  les députés Borsak et Faehrmann ont déposé des motions pour se débarrasser de ces lois qui s’appliquent aux clubs et pubs du CBD et de Kings Cross depuis maintenant 5 ans.

C’est essentiellement les pertes économiques qu’elles engendrent qui amènent les dirigeants à se poser des questions sur leurs viabilités. Les critiques disent que les lois sur le lockout ont empêché Sydney de devenir une destination de divertissement.

Bien que, comme l’a indiqué la Première Ministre à nos confrères du Sydney Morning Herald : « le nombre d’agressions violentes non domestiques dans  le centre de Sydney et à Kings Cross » ait diminué depuis 2014, la raison d’être de ces restrictions ne semblent plus si évidentes que lors de leur instauration.

Mme Berejiklian veut « trouver un équilibre entre la limitation de la violence liée à l’alcool et le maintien d’une économie nocturne dynamique ». D’où la nécessité de revoir ces lois.

Des opposants au projet

Mais l’ancien chef de l’opposition Michael Daley a déclaré que les travaillistes n’assoupliraient pas les lois, bien que le chef du parti, Chris Minns, ait indiqué qu’il serait favorable à leur abrogation. L’an dernier, un groupe de chefs de file en matière de politique sur l’alcool a averti que la révocation des lois sur le lockout serait “la violence plutôt que le dynamisme”. La NSW/ACT Alcohol Policy Alliance, regroupant les services d’urgences de la ville et des experts de la santé qualifie la potentielle abrogation de ces lois de « malédiction ».

 

Ceci étant, la première ministre semble déterminée à revoir les restrictions qui empêchent les fêtards de d’investir les boîtes de nuits jusqu’au lever du soleil. Un comité spécial a été mis en place pour examiner une nouvelle fois ces lois, leurs impacts économiques et sanitaires. Il sera présidé par un membre du gouvernement et rendra un rapport au Parlement d’ici le 30 septembre.

Source: Sydney Morning Herald


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