fbpx
Copyright LE COURRIER AUSTRALIEN 2016
HomediversTestée pour vous : la cuisine sénégalaise de Mariétou !

Testée pour vous : la cuisine sénégalaise de Mariétou !

On la repère sur un réseau social bien connu (!) sur lequel elle offre de cuisiner de bons petits plats sénégalais qu’elle livre dans le CBD de Melbourne. On renifle-là l’occasion de se régaler et de faire une rencontre surprenante. Sans surprise, Matiétou Sissoko nous emballe et son mafé au poulet aussi.

Mariétou nait en France d’un père malien et d’une mère sénégalaise qui prend soin d’apprendre à sa fille “à faire à manger”, un passation culinaire qui s’inscrit dans la tradition familiale. Pas réticente, la jeune fille poursuit des études au lycée hôtelier Château des Coudraies à Etiolles, passe son bac pro et finit par un BTS spécialisé. Elle entre dans la vie active, travaille dans des restaurants – surtout dans le service – mais voilà que l’envie de bouger la gagne.

Le “mal du retour”

“Je suis partie un an au Japon. Je me suis inscrite trois mois dans une école de langues, puis j’ai été serveuse dans un pub.” La catastrophe de Fukushima met prématurément fin à l’expérience nippone de Mariétou qui revient en France où elle souffre du “mal du retour”. Il lui faut repartir. Elle fait ses bagages et s’installe plusieurs mois à Taiwan où elle se met en tête d’apprendre le mandarin à l’université. “J’ai aussi travaillé dans une pâtisserie et sur un marché, mais surtout… j’ai plats_senegalais2commencé à donner des cours de cuisine sénégalaise.” En effet, le poulet yassa semble là-bas beaucoup plus exotique que le bœuf bourguignon qui a déjà conquis le monde entier – logique, d’une certaine façon.

De retour en France, Mariétou exploite ses talents linguistiques à Disneyland ou à l’aéroport. Tout ça pour redécoller une nouvelle fois direction l’Australie où elle arrive en avril 2017. “J’ai fait trois mois les fraises dans le Queensland, puis les blueberries dans le New South Wales” raconte-t-elle. La voici désormais posée à Melbourne où elle réalise finalement que la cuisine est certainement le lieu où elle se plaît le mieux.

Yassa, tieb ou mafé

plats_senegalais1

Elle commence à donner des cours sur Meetup : 2h30 à 35$ pour concocter des snacks sénégalais, avis aux amateurs. Et depuis peu, elle propose aussi des plats maison qu’elle prépare à la commande et qu’elle peut livrer dans le CBD. Yassa, spécialité de Casamance, mais aussi tieb ou mafé à base de viande cuite dans une sauce au beurre de cacahuète et à la tomate. Elle décline tout cela en version poisson et avec beaucoup de légumes. Elle confectionne enfin des pastels (petits beignets garnis) et des donuts. Elle reconnaît quand même que le Mali ou le Sénégal ne sont pas les spécialistes des desserts. Là-bas, on croque de préférence dans une mangue ou un ananas.

Depuis qu’elle a fait sa pub sur facebook, elle a reçu pas mal de commandes… de Français. Comme quoi, sa cuisine résonne dans la communauté. Au Courrier Australien, on a goûté son mafé au poulet, plat complet et dépaysant, avec sauce piquante à part et riz compris. Les portions, d’un bel orangé, sont très généreuses et idéales pour se réchauffer en ces temps d’hiver. Tiens, c’est aussi le plat sénégalais préféré de Mariétou… on l’aurait parié.

Valentine Sabouraud

mafe_poulet

La cuisine de Mariétou Sissoko : 15 $ par personne environ. Commande à passer la veille, livrable dans le CBD ou à venir chercher sur place. Tel : 0427 207 297. Pour les cours, ça se passe là. Les images sont ici. Elle est aussi joignable via l’appli Breezy Meal.

Le top 3 des restaurants de Mariétou à Melbourne :

Le japonais Rice Workshop 238 Little Bourke St

Les spécialités italiennes de +39 Pizzeria 362 Little Bourke Street

Les glaces et desserts un peu dingues de Dex2rose 377 Little Bourke Street

Légendes photos : 1/ Mariétou Sissoko 2/ Donuts avec sauce mangue 3/ Accras 4/ Mafé au poulet.

——————————————-

N’oubliez pas de nous suivre sur Facebook et Instagram, et de vous abonner gratuitement à notre newsletterDes idées, des commentaires ? Une coquille ou une inexactitude dans l’article ? Contactez-nous à l’adresse redaction@lecourrieraustralien.com

 

Share With: