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Tony Abbott souhaite fermer une centaine de villages aborigènes à cause de leur "choix de vie" !

Le premier ministre australien, Tony Abbott, a été fortement critiqué  en proposant de fermer des villages aborigènes pour raisons économiques. Les Aborigènes défavorisés en proie à l’analphabétisme, au chômage et à l’alcoolisme, seraient très dépendants de la solidarité nationale.

Cette minorité, présente sur le territoire depuis au moins 40’000 ans, vit aujourd’hui dans des régions isolées, loin des grandes agglomérations et des pôles d’activité économique. Leurs conditions sont souvent misérables.  Or Tony Abbott estime que justement cette différence de “conditions” a un coût social et financier de moins en moins supportable pour les contribuables australiens, qui eux, ont récemment effectué de gros sacrifices pour maintenir à flot le budget de l’Etat.

“Nous ne pouvons pas éternellement subventionner des choix de vie si ces choix de vie ne permettent pas (à leurs bénéficiaires) de participer pleinement à la société australienne”, a ajouté Abbott.

Il propose donc de fermer plus d’une centaine de villages aborigènes dans l’Etat d’Australie-Occidentale si les services publics de base ne peuvent y être garantis sans une dépense qu’il juge excessive.

Les propos de Abbott sont incroyablement racistes, et complètement déconnectés de la réalité ».

La formule « choix de vie » utilisée par le premier ministre a attiré les reproches de la communauté aborigène. Le leader aborigène Noel Pearson a qualifié les propos de « honteux » et « manquant de respect ».

Dans une tribune, un universitaire australien a souligné qu’il ne s’agissait pas de « choix de vie, mais d’un mode de vie » pour les Aborigènes. Même le principal conseiller aux affaires indigènes de Tony Abbott, Warren Mundine, s’est dit choqué: “Ces gens vivent sur leurs terres originelles. Il s’agit de leur vie, de leur essence, de leur culture !”.

Le ministre des affaires indigènes, Nigel Scullion, a été obligé de reconnaitre que les déclarations de Tony Abbott étaient « une erreur ». L’opposition n’en demandait pas autant et a  exigé des excuses du premier ministre.

Une maladresse de plus de Tony Abbott qui est pourtant connu comme un grand défenseur des Aborigènes, il a déclaré, entre autres, qu’il souhaitait au plus vite la reconnaissance de la communauté dans la Constitution.

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