fbpx
Copyright LE COURRIER AUSTRALIEN 2016
HomeACTUTurnbull: "Pékin ne doit "pas pousser le bouchon trop loin" en mer de Chine"

Turnbull: "Pékin ne doit "pas pousser le bouchon trop loin" en mer de Chine"

tfm

Le nouveau Premier ministre australien a exhorté Pékin à ne pas « pousser le bouchon trop loin » en mer de Chine méridionale, théâtre de profonds différends territoriaux entre la Chine et ses voisins.

« Il y a clairement des tensions autour des îles de mer de Chine méridionale, des récifs, des hauts-fonds », a déclaré lundi soir Malcolm Turnbull, une semaine après avoir orchestré la chute de son prédécesseur Tony Abbott lors d’un « putsch » interne à leur Parti libéral.

« La Chine serait mieux inspirée, et franchement dans son propre intérêt, de ne pas pousser le bouchon trop loin là-bas », a déclaré M. Turnbull à l’Australian Broadcasting Corporation.

Pékin revendique des droits sur la quasi-totalité de la mer de Chine et y mène d’énormes opérations de remblaiement, accélérant depuis un an la transformation de récifs coralliens en ports et en infrastructures diverses.

Washington et les pays de la région redoutent notamment un coup de force du géant chinois qui lui donnerait le contrôle, à partir de l’archipel des Spratleys, sur l’une des routes maritimes les plus stratégiques du globe.

Les Spratleys, qui comprennent une centaine d’îlots et de récifs inhabités, sont revendiqués pour tout ou partie par le Vietnam, les Philippines, la Malaisie et Brunei.

« Ce dont il faut s’assurer, c’est que l’émergence de la Chine (…) ait lieu d’une façon qui ne perturbe pas la sécurité et l’harmonie relative de la région dont dépend la prospérité chinoise », a poursuivi M. Turnbull. « Cela nécessite une diplomatie prudente, un sens de l’équilibre. »

M. Turnbull a jugé « contre-productive » la stratégie de Pékin en mer de Chine.

« Tout ce que les constructions et les actions en mer de Chine méridionale ont entraîné, c’est de pousser les petits pays de cette zone à se tourner encore plus qu’avant vers les Etats-Unis », a déclaré M. Turnbull en prenant l’exemple du Vietnam qui, en dépit de « divergences historiques avec les Etats-Unis, cherche désormais leur appui. »

Une semaine après son arrivée au pouvoir, M. Turnbull a été conforté mardi par un sondage qui le place comme le plus populaire Premier ministre australien de ces cinq dernières années.

A en croire cette enquête Newspoll, réalisée auprès de 1.645 personnes, 55% des Australiens sont satisfaits de M. Turnbull.

C’est la cote de popularité la plus élevée pour un chef de gouvernement australien depuis la travailliste Julia Gillard en juillet 2010. 

La popularité de M. Turnbull dépasse en outre de 18 points celle de M. Abbott au début du mois.

©AFP

Comments
Share With: