fbpx
Copyright LE COURRIER AUSTRALIEN 2016
HomeACTUUn célèbre journal chinois lance une attaque virulente contre l’Australie

Un célèbre journal chinois lance une attaque virulente contre l’Australie

tfm

Un célèbre quotidien chinois, dirigé par l’État, a lancé une attaque cinglante contre l’Australie et a menacé d’entreprendre des actions militaires si celle-ci devait s’immiscer dans le conflit en mer de Chine méridionale.

L’éditorial du Global Times décrit l’Australie comme un pays « en proie au délire », avec une histoire peu glorieuse, et moqué par les autres États.

Le quotidien accuse l’île-continent de non seulement « tenter de satisfaire les États-Unis » mais également de chercher à « supprimer la Chine au nom d’intérêts économiques ».

L’éditorial poursuit sur sa lancée pour menacer directement l’Australie si celle-ci devait s’impliquer physiquement en mer de Chine méridionale. « L’Australie sera une cible idéale à mettre en garde et à frapper ».

Pourquoi l’Australie est-elle menacée ?

Le mois dernier, l’Australie a appuyé une décision d’une cour internationale statuant que la Chine n’avait pas de base légale pour réclamer des droits historiques en mer de Chine méridionale.

La cour a rendu un verdict en faveur des Philippines, qui avaient lancé la procédure. Toutefois, le président chinois Xi Jinping a déclaré que « la souveraineté territoriale et les droits marins de la Chine » ne seront pas affectés par la décision de la cour.

Le Dr Michael Clarke, professeur au National Security College, a indiqué à news.com.au que la Chine est actuellement assez hostile vis-à-vis de l’Australie.

« Ils déclarent que l’Australie n’est autre qu’un acteur extra-régional qui n’a aucun rôle à jouer dans ce conflit ». En d’autres termes, la Chine désire que l’Australie ne se mêle pas du conflit en mer de Chine méridionale.

Tandis qu’il reconnait que les termes utilisés par l’éditorial sont assez durs, M. Clarke a déclaré que le Global Times n’est qu’un « tabloïd nationaliste » dont les propos ne doivent pas être pris au pied de la lettre.

Cet éditorial n’est que le signe d’un plus grand débat sous-jacent : est-ce que l’Australie doit faire un choix entre ses alliances mondiales (notamment avec les États-Unis) et sa relation commerciale avec la Chine ?

Il a également déclaré que le choix de l’Australie dépendra largement du prochain président des États-Unis lors des élections en novembre prochain.

« Si Hilary Clinton l’emporte, nous aurons une idée bien plus nette de la situation qui se dessinera. Sa politique est claire. Trump est plus ambigu, il déblatère sans cesse sur la sécurité des États-Unis ».

Le Dr Adam Lockyer, expert en sécurité à l’université Macquarie, exhorte que choisir entre la Chine ou les États-Unis serait la dernière chose à faire pour l’Australie.

« La position de l’Australie est : nous ne voulons pas choisir », explique-t-il. « Si nous prenons parti pour l’un ou l’autre, ce sera soit notre sécurité soit notre économie (ou les deux) qui en pâtira ».

Il a exprimé sa préoccupation si M. Trump devenait le prochain hôte de la maison blanche, arguant que le la rhétorique agressive du milliardaire pourrait heurter la relation cruciale de l’Australie avec la Chine.

Source : www.news.com.au

Comments
NCT
Share With: