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Une enquête révèle ce qui s’est passé à l'intérieur du Lindt Café pendant la prise d’otages

Pour la première fois, une enquête révèle des détails poignants sur ce qui s’est réellement passé à l’intérieur du Lindt Café pendant la prise d’otages de 17 heures. La cour a entendu que le gestionnaire du Lindt Café, Tori Johnson, a été abattu par le preneur d’otages, tandis que Katrina Dawson a été prise dans des tirs de feu croisé de la police quand elle a fait irruption dans le café.

“Malheureusement, il y a quelques questions qui restent en suspens car la seule personne qui connaissait vraiment les réponses est hors de portée. (ndlr : Man Monis)”

Voici quelques-uns des premiers éléments majeurs de ce qui s’est exactement passé le 15 Décembre;

Le soi-disant religieux musulman, Man Monis, porte un pantalon de camouflage, une veste noire, une casquette de baseball, un sac à dos noir quand il entre dans le café autour de 08h33. Il porte également un sac en plastique et cache un fusil à pompe scié au cul et au baril. 

Il commande un gâteau au chocolat et bois du thé. Il décide alors de s’installer à une table avec une vue sur l’ensemble du café. Aux alentours de 09h03, il demande à parler au responsable. Selon le personnel, Tori Johnson s’assoit et apparaît très soucieux lors de la conversation. Johnson dit alors à un collègue quelque chose comme, “J’ai besoin de vous. Prenez mes clés, verrouillez les portes – nous sommes fermés – tout est OK – et dites surtout au personnel d’être calme”.

Les portes sont ensuite verrouillées et Monis met un gilet et un bandana, se lève en montrant le fusil de chasse et déclare : “Ceci est une attaque ! J’ai une bombe”. Il ordonne alors au personnel et aux clients de s’orienter vers le mur nord du café. Il ordonne alors aux otages de tenir un drapeau décrit comme étant islamique aux fenêtres.

Autour de 09h44, Monis dit à Johnson d’appeler le Triple-0 et de déclarer que l’Australie est attaquée par l’Etat islamique. Johnson annonce que des bombes sont placées à Martin Place, à Circular Quay et à George Street. (Ce qui s’avérera être faux). Il précise alors à l’opérateur qu’il a une arme pointée sur lui, et que lui et d’autres sont pris en otage.

La police reconnait l’incident autour de 09h46 et arrive sur les lieux environ cinq minutes plus tard. A 10h07, l’unité des opérations tactiques arrive et le siège est considéré comme une éventuelle attaque terroriste.

Monis raconte à ses 18 otages qu’il a une bombe dans son sac à dos. Il ne lâchera jamais celui-ci. Certains des otages réussissent à s’échapper pendant l’après-midi, et Monis tire alors sur le mur au-dessus de la porte du café.

Autour de 02h14, Monis force Johnson à s’agenouiller sur le sol du café avant qu’il ne soit abattu d’une balle dans la tête, à 75cm de distance.

Un tireur de la police stationné dans les studios de 7NEWS est témoin de cette exécution. La police à l’entrée du café, brise les vitres et les portes . Les Unités tactiques jettent alors onze grenades flashbang, qui créent de violents éclairs de lumière et des sons de tirs de balles.

Deux policiers tirent 22 coups sur Monis, qui réplique en tirant une ou deux fois. Monis est tué par au moins deux balles ou des fragments à la tête et 11 autres balles ou des fragments au corps.

L’otage, Katrina Dawson, est touchée au corps par six fragments de balle ou des balles police, qui ricochent sur les surfaces dures. Un vaisseau sanguin majeur est touché, elle ne survivra pas. Trois autres otages et un policier sont également touchés par ricochet de fragments de balles.

Le siège est terminé. Les policiers lourdement armés font un assaut dans le café. 10 des 17 otages avait réussi à s’échapper avant l’assaut.

 Aucun détail n’a révélé pourquoi la police n’a pas tiré sur Monis plus tôt, mais une enquête est toujours en cours.

Beaucoup de questions sont encore sans réponses

Le siège a également soulevé des questions sur la façon dont Monis, qui avait une longue histoire criminelle, a été libéré sous caution, étant donné que les charges contre lui incluaient des infractions sexuelles et la complicité d’assassinat de son ex-femme.

Dans les heures qui ont suivi le drame, le Premier ministre Tony Abbott a ordonné une enquête urgente pour savoir pourquoi le tireur islamique n’était pas sous surveillance et pourquoi il avait obtenu la citoyenneté australienne.

Un mois avant le siège, Monis avait posté un message en arabe sur son site prêtant allégeance au « calife des musulmans », ce qui pouvait être interprété avec certitude comme le chef du groupe de l’Etat islamique.

Le Ministre de la police du New South Wales, Stuart Ayres, a déjà dit que l’enquête permettra de faire la lumière sur ce qui est exactement arrivé mais il tient à précisé qu’il est fier du travail réalisé par la police.”

 

Sources: yahoo7

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