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US Open: Hewitt, le dernier des "gentlemen" australiens?

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Quand Nick Kyrgios et ses consorts australiens se sont vite forgé la réputation de « bad boys », Lleyton Hewitt reste fidèle à son image de gentleman: à 34 ans, pour son dernier US Open, il a rendez-vous avec Bernard Tomic, un autre effronté du tennis australien.

Pour son 2e tour, l’US Open s’offre donc un alléchant choc de compatriotes et de générations, dans la nuit de jeudi à vendredi.

D’un côté, Hewitt, ancien N.1 mondial, respecté de ses pairs pour son palmarès et sa droiture, vainqueur de l’US Open 2001 après une finale de toute beauté contre Pete Sampras. De l’autre, Tomic qui, à 22 ans, a fait plus parler de lui pour ses coups de gueule, provocations et déboires avec la police que pour ses succès sur le circuit ATP.

Mais Hewitt, désormais 355e mondial, se garde bien de condamner cette jeune garde australienne, aussi indisciplinée que prometteuse.

Il a même pour Kyrgios, Tomic et autres Thanasi Kokkinakis une certaine affection, conscient qu’il peut réussir avec eux le dernier gros coup de sa carrière, en Coupe Davis.

« J’ai pour la Coupe Davis une passion dévorante, c’est la raison pour laquelle je joue encore cette année, j’ai le sentiment qu’on peut aller loin et que je peux apporter quelque chose », a-t-il admis.

Pour Hewitt, vainqueur de la Coupe Davis en 1999 et 2003, l’US Open 2015 n’est qu’une façon de préparer la demi-finale contre la Grande-Bretagne d’Andy Murray du 18 au 20 septembre à Glasgow.

C’est aussi en pensant à la Coupe Davis qu’il est devenu une sorte de mentor pour ses jeunes compatriotes, en attendant de les retrouver peut-être dans le rôle de capitaine de l’équipe d’Australie une fois sa raquette rangée après l’Open d’Australie 2016.

 – Kyrgios? ‘Quelqu’un de réservé’ –

Après la tempête provoquée par ses insultes en plein match contre Stan Wawrinka, Kyrgios a ainsi trouvé refuge chez Hewitt, aux Bahamas.

« J’adore le regarder jouer, il est tellement puissant, il bouge bien pour quelqu’un de sa taille. C’est quelqu’un de réservé contrairement à l’image qu’il renvoie sur les courts, et j’ai enfin réussi à gagner sa confiance », a révélé Hewitt.

Avec ses tatouages, sa coupe mohican et ses mauvaises manières sur les courts, loin de l’étiquette du circuit professionnel, Kyrgios détonne.

« Je l’aime bien, c’est un bon gars, on a +bossé+ des aspects de son jeu, mais on a parlé des choses aussi qui se passent hors du court », a expliqué son aîné, sans entrer plus dans les détails.

Plus que le dernier mohican, dans la lignée des Rod Laver, Roy Emerson, John Newcombe, Pat Cash ou Patrick Rafter, icônes sympathiques du tennis australien, Hewitt est une sorte de trait d’union entre deux époques.

Avec sa casquette à l’envers, ses invectives en plein match –son célèbre « Come on! »– et ses quelques coups de sang contre les arbitres, Hewitt a lui aussi détoné.

Et il se reconnaît un peu en Kyrgios, Kokkinakis et Tomic: « J’ai envie dans le futur de les aider. Comment? Je ne sais pas encore », a-t-il admis.

En attendant, il va affronter Tomic, son cadet de douze ans, 24e mondial, dont la carrière a souvent été éclipsée par les excès de son père.

« C’est vraiment bizarre, je m’entends bien avec +Bernie+, mais je n’aime pas jouer contre les Australiens, c’est difficile car maintenant, je suis vraiment dans l’optique de les aider », a-t-il conclu.

par Jérôme RASETTI – AFP

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